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Evan Mock, des tubes d’Hawaï à la 5th avenue 

Phénomène outre-Atlantique, aussi doué sur les planches qu’en skate, Evan Mock est la nouvelle coqueluche des médias et des réseaux. N’en déplaise aux détracteurs et haters, le nouveau Gossip Girl, c’est lui. XOXO. 

Lorsqu’il débarque planche à la main, lunettes de soleil vissées et cheveux peroxydés roses, Evan en impose. Une attitude nonchalante qui donne presque envie d’excuser l’heure de retard du jeune homme, qui s’est laissé tenter par une ride à République. “Désolé, c’est un passage obligé lorsque j’arrive à Paris”, s’excuse-t-il. Parole de skateur. Installé sur le toit de l’usine du Consulat, à deux pas du métro Voltaire, l’acteur n’est pas venu seul. Une clique de photographes, de mecs en baggy et d’amis, tous siglés RVCA, l’accompagne, ce qui offre instantanément une street crédibilité à notre hôte. Être skateur, c’est bénéficier d’un label cool, d’un magnétisme rebelle façon Wassup Rockers de Larry Clark ou Les Seigneurs de Dogtown de Catherine Hardwicke. Bref, de quoi titiller l’imagination et l’admiration des coutumiers de la RATP. 

D’abord repéré pour son style par le chanteur Frank Ocean, il s’accomplit comme modèle pour les plus grandes marques, enchaînant les shootings avec les plus iconiques : Louis Vuitton, Saint Laurent, Calvin Klein, Paco Rabanne… Aussi à l’aise devant que derrière les objectifs, l’artiste polyvalent accompagne Travis Scott dans sa tournée Astroworld, dont il a immortalisé les coulisses à travers une série de clichés exclusifs. Puis, c’est comme acteur qu’il a tenté un nouveau défi : reprendre le flambeau de la série la plus addictive des 00’s, j’ai nommé Gossip Girl. Plus inclusif, moins cliché, ce reboot a conquis les plus jeunes comme les fans de la première heure. 

En parallèle, Evan a séduit RVCA, la marque californienne culte des skateurs et surfeurs, avec laquelle il lance sa collaboration. L’occasion de le rencontrer, tout juste descendu des marches du Met Gala, entre deux rides. 

©RVCA x Evan Mock

Hello Evan ! Tu viens d’atterrir à Paris ce matin. Heureux ?

Très ! J’ai fait une nuit complète en vol mais je risque de m’effondrer un peu plus tard. Avec les tournages, les défilés, on prend l’habitude d’avoir des rythmes absurdes, dormir une heure ou deux et enchaîner… Il faut tenir ! Mais l’adrénaline me permet de me plonger à fond dans ces différents mondes, entre le skate, le métier d’acteur, la mode…

Tu as l’habitude de venir dans la capitale française. Qu’est-ce que tu aimes y faire ?

Dès que j’arrive, je fonce faire du skate. Je me suis fait un groupe d’amis solides ici ! Avec la Fashion Week, on se crée un réseau. Paris est une de mes villes préférées, avec la place de la République qui est toujours remplie. Je m’y pose et on traîne entre skateurs.

A New York, il y a ce même esprit ? 

Totalement ! La vibe skate est partout. On grandit avec une planche entre les mains pour rôder dans les rues des quartiers et chiller tous ensemble. Plus qu’une passion, c’est un état d’esprit.

Lequel ?

La liberté, la créativité, l’art… Tu peux tellement apprendre sur toi lorsque tu skates, et l’appliquer dans ta vie. Ça a construit qui je suis aujourd’hui et je continue à découvrir des émotions sur ma planche. Tu as comme l’impression de suivre un mouvement naturel. Tu glisses quoi ! C’est fou !

Tu as grandi à Hawaï, proche de la nature. Que gardes-tu en mémoire de l’île ?

Lorsque tu te réveilles là-bas, il y a une chose à faire : courir, choper ta planche de surf et attendre les vagues. Là-bas, je n’avais aucun emploi du temps, j’étais totalement libre de faire ce que je ressentais. Lorsque tu es enfant, avoir cette chance de grandir sur la plage et d’apprendre la vie par toi-même, au milieu de la nature, c’est incroyable. Le surf devient ton meilleur pote, tu deviens accro. Qui ne voudrait pas de cette vie ?

Tu as même travaillé sur un bateau pour approcher les requins ? 

Oui, je plongeais quatre ou cinq fois par jour, sans cage, pour les approcher avec les groupes de touristes curieux tout en démystifiant le mythe du “mangeur d’hommes”. Ce sont des animaux très intelligents, qui n’ont aucun intérêt pour le sang humain. Lorsque tu te retrouves sous l’eau avec eux, l’expérience est puissante. Tu te rends compte qu’il y a un autre univers, qui change ta vision du monde. Tu n’es plus le mâle alpha, tu es chez eux. Une leçon de vie !

Lorsque tu surfes, tu es dépendant des éléments : ça provoque quoi en toi ? De l’excitation ? De la peur ?

Complètement. Lorsque tu skates, tu es ton propre maître. Sur un surf, la mer, les vagues et le vent sont les boss. Tu ne peux rien contrôler. Chaque plongée est différente, plus risquée. Tu dois dealer avec Mère Nature, car ta vie est entre ses mains !

Faire une collaboration avec RVCA, c’est une belle preuve de confiance venant d’une des marques les plus respectées du milieu ?

Je me reconnais totalement dans leur mentalité. Je n’aime pas être labellisé, et avec cette marque, on partage les mêmes valeurs ! C’est déjà la deuxième fois que l’on collabore. Cette collection a été l’occasion de me nourrir de leur savoir-faire, d’apprendre comment fonctionne un processus de fabrication, de réunir nos idées, de recevoir des conseils… C’est tellement enrichissant comme travail ! Je déteste être bloqué dans une boîte, les challenges font partie de ma vie. Sinon, je m’ennuie.

©RVCA x Evan Mock

©RVCA x Evan Mock

©RVCA x Evan Mock

Oui car tu as déjà plusieurs vies : le mannequinat, la photographie…

Lorsque tu as 20-21 ans, et que tu commences à poser, c’est le bonheur. Mais après, tu as envie de te prouver que tu peux faire autre chose, et c’est là que tu es maître de ton destin ! Avoir une histoire à raconter, c’est plus important que d’être juste “beau”, donc j’ai multiplié les aventures pour me prouver que je n’étais pas simplement un portant à vêtements.

De belles aventures… Comme lorsque tu as accompagné Travis Scott dans sa tournée Astroworld pour le photographier ? 

Oui, j’ai eu envie de passer de l’autre côté de l’objectif. Quand tu es modèle, tu prends l’habitude d’être le centre de l’attention, d’avoir les yeux rivés sur toi. Pourquoi ne pas inverser les rôles et capter une autre réalité ? De suivre le quotidien d’un de mes artistes préférés, dans chacun des instants de la tournée en dehors de la scène et du show. Ça m’a procuré tellement de plaisir. Il faut révéler l’intime sans être trop voyeur, gagner la confiance… Le challenge est de taille !

Y a-t-il moment qui t’a marqué en particulier durant la tournée ?

Le premier jour. Lorsque j’ai appris le matin même que je partais en tournée avec lui !  On s’est retrouvés dans le jet, à six, avec Travis et son équipe. Maintenant, il en a un encore plus gros (rire), mais à l’époque, c’était assez privé. Et je me suis dit : “Qu’est-ce que je fous là ?

Comment c’est arrivé ? 

Il m’avait suivi sur les réseaux sociaux à la suite d’une campagne Paco Rabanne à Barcelone. Quelques jours après, il m’a téléphoné et c’était parti. Depuis toujours, j’ai cette bonne étoile au-dessus de moi, comme un magnétisme bienveillant, je ne sais pas pourquoi… Mais je le prends comme une chance bien sûr !

©RVCA x Evan Mock

C’est ça qui te pousse à relever de nouveaux défis ?

Ce serait honteux de juste m’asseoir sur la chance et d’attendre, comme si j’étais un imposteur ! Je veux transformer ces expériences en leçons de vie, en tirer le maximum d’apprentissages et devenir une meilleure personne. Si tu as une belle opportunité, saisis-la et transforme-la en la plus intense des expériences possibles. C’est mon mantra.

Des rencontres qui t’ont conforté dans cette vision ?

Venus et Serena Williams. Elles sont déjà des icônes mais continuent de s’entraîner tous les jours. Pas de jour de pause, toujours essayer d’atteindre de nouveaux objectifs et ne pas se reposer sur ses acquis… Notre rencontre a d’ailleurs été très forte.

J’imagine qu’au Met Gala, tu as dû vivre un des moments les plus marquants depuis tes débuts ? As-tu eu l’impression d’être enfin accepté au sein d’un monde parfois difficile d’accès ?

Avoir la chance de croiser les personnalités que tu n’aurais jamais pensé apercevoir dans la vraie vie, c’est exceptionnel. Et lorsqu’ils viennent te voir pour valider ce que tu fais, c’est si intimidant. Jennifer Lopez, et tous les autres… La soirée a été incroyable ! Surtout que je portais une tenue en référence aux relations tendues entre Hawaï et les Etats-Unis, avec mon masque à pics Thom Browne. Porter ce message à une cérémonie de ce calibre, j’en suis fier. Une chose est sûre, mes vrais héros restent les surfeurs, mais aussi ceux du quotidien : ma voisine, une belle rencontre au supermarché… Il suffit que la connexion soit là. Je suis assez simple comme garçon.

©RVCA x Evan Mock

Parlons Gossip Girl ! Pour commencer, as-tu regardé la série d’origine pour t’en inspirer ? 

J’étais trop jeune et je ne regardais pas la télévision. À Hawaï, on rentrait seulement pour dormir. Mais lorsque j’ai eu le rôle, être familier avec les personnages était indispensable : j’ai donc tout regardé d’une traite !

Y a-t-il un personnage dont tu t’es senti proche ?

Les mentalités ont tant changé ! Pour moi, comparer est impossible. Le reboot est une entité nouvelle, sans lien avec le passé. La série intègre une nouvelle vision du monde, donc je ne me suis pas forcément senti connecté aux personnages d’origine… Ils ont construit les bases et on est là grâce à eux, mais pour la suite, rien de plus ! D’autant plus que la série s’inspire aussi de nos personnalités, nos modes de vie, il y a un réel échange entre nos personnages et la vie réelle.

Gossip Girl dénonce l’obsession des jeunes pour les réseaux sociaux, un monde basé sur les apparences, les nombreux haters… Qu’en penses-tu ? 

Pour moi, il y a plusieurs choses. Certes, les réseaux et les plateformes rendent de plus en plus fainéants et poussent les jeunes à se complaire dans un monde faussé ; mais il y a aussi toute une génération qui lève la voix et milite. Il y a de plus en plus de nouveaux visages dans les manifestations. Je suis fier de voir cette évolution ! Les réseaux ont deux visages : ils peuvent aussi permettre d’élever la voix et de faire bouger les choses, alors autant en faire bon usage. 

Et toi, quelle est ta relation avec les réseaux ?  

Comme je te le disais, tu peux en faire quelque chose de fort, t’en servir comme une vitrine. Il y a une pression, “Montre ce que tu fais”, “Dis ce que tu penses”. Je déteste faire l’hypocrite et garder les choses pour moi, donc s’il faut gueuler, je le fais sans problème. C’est ça la liberté d’expression, non ?

Bien dit ! Un mot pour finir ? 

Tous les ans, je fais une liste et je coche ce que j’ai réussi à faire. Cette année, c’est bon. Chaque année, c’est de plus en plus dur mais peut-être que je ne rêve plus aussi fort… ?  Je me sens chanceux et j’espère que ça va continuer comme ça… Le classique : croyez-en vos rêves !

Merci Evan !

Sortie des drops de la collection RVCA x Evan Mock :

Drop 1 – Lancement le 03/10/2021
Drop 2 – Lancement le 26/10/2021
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