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Dis ce que tu veux d’Olivia Rodrigo

La nouvelle star de la pop écrit des chansons d’amour comme personne d’autre et fait pleurer les hommes. Pas étonnant qu’elle soit sur toutes les lèvres.

Top et pantalon GIVENCHY
Soutien-gorge MARY YOUNG
Boucles d’oreilles CHANEL

L’adolescente la plus médiatisée du moment est assise en tailleur, incroyablement chic, sur le lit de sa maison de location à Londres. La chambre est immaculée dans le plus pur style des Airbnb haut de gamme – linge de maison repassé, papier peint botanique et oreillers verts bien moelleux. Les cheveux tirés en arrière, elle porte un bomber en velours à imprimé léopard sur un t-shirt à manches longues et un pantalon noir. Avant qu’Olivia Rodrigo ne devienne une sensation mondiale grâce à son tube “drivers license”, elle était surtout connue pour son rôle de Nini Salazar-Roberts, une intello passionnée de théâtre dans High School Musical : La Comédie musicale, la série. Mais aujourd’hui, c’est dans la vraie vie qu’elle est à l’avant-scène. “Je suis surexcitée !”, lâche la jeune femme de 18 ans en se penchant vers l’écran comme elle ferait IRL. Elle est surexcitée d’être au Royaume-Uni, surexcitée de performer aux BRIT Awards 2021, surexcitée de rencontrer son héroïne Taylor Swift, surexcitée depuis la sortie de son premier album, SOUR, le 21 mai. Et pourquoi ne le serait-elle pas ? Personne ne passe une meilleure année qu’elle. En janvier, ”drivers license” a atterri au sommet des charts du Billboard Hot 100 et a éviscéré le record de streams hebdomadaires sur Spotify. La chanteuse a interprété la chanson en live pour la première fois dans The Tonight Show With Jimmy Fallon. Son single suivant ”deja vu”, aux notes pop psychédéliques, a récolté 20,3 millions de streams aux États- Unis pour sa première semaine. Puis il y a eu le sketch du Saturday Night Live où les talents masculins de l’émission (Kenan Thompson, Pete Davidson, Bowen Yang et l’équipe) ont été émus aux larmes par ”drivers license”. Moins de trois mois plus tard, elle était l’invitée musicale de l’émission et y interprétait sa troisième chanson en solo, la très pop punk ”good 4 u”. 

Une ascension aussi fulgurante que méritée. Son talent de songwriter est si éblouissant qu’il a presque éclipsé le drame qui a accompagné ses débuts. (En bref, Joshua Bassett, le partenaire de Rodrigo et son ex présumé, a été aperçu avec une autre icône de la Gen Z, Sabrina Carpenter.) Si les paroles de ses chansons nous dévoilent une Olivia parfois vulnérable et fragile, lors de notre entretien, la jeune pop star parle de son métier et de l’enregistrement de son premier album avec l’assurance de quelqu’un qui a déjà roulé sa bosse et qui sait que l’on va parler d’elle pendant des années. “Ecrire des chansons a des effets thérapeutiques”, me dit-elle. “Chaque fois que je me sens contrariée, je me mets au piano. Au lieu de me confier à une copine, je joue du piano.” Mais elle s’émerveille encore du pouvoir que détient la musique – sa musique ! : “On peut littéralement composer une chanson seule dans sa chambre, et cette chanson peut ensuite toucher des millions de personnes.”À la veille de la sortie de son premier album SOUR, Olivia raconte à NYLON les histoires qui se cachent derrière ses nouvelles chansons, ce qu’elle pense des ragots sur elle et comment elle brise le moule de la teen star formatée par Disney. 

Top et Jupe SUPRIYA LELE
Sac à main GUCCI

Olivia ! Comment ça se passe l’Angleterre ?

Je n’ai rien vu d’autre que le trajet en voiture pour l’instant, mais je suis émerveillée. J’ai l’impression d’être dans un conte de fées. Les oiseaux gazouillent et tout est si vert. Je n’ai pas l’âge de boire en Amérique, mais j’ai l’âge de boire ici, alors je vais aller dans un pub parce que les pubs viennent de rouvrir. Je suis surexcitée !

Toi qui es Poissons, un signe connu pour son hypersensibilité, comment vis-tu ta nouvelle gloire ?

Je navigue entre chez moi, le studio d’enregistrement et les plateaux télé. J’ai l’habitude d’être sous les spotlights en tant qu’actrice, mais c’est génial, maintenant, d’être reconnue pour ma musique. C’est tellement plus représentatif de qui je suis vraiment. Je me sens beaucoup plus visible. Je me sens vraiment comprise quand les gens viennent me voir et qu’ils me disent ”Oh, j’adore ta chanson”, parce que c’est une extension de mon cœur. Ça signifie tellement plus. Une chose qui a beaucoup changé, c’est la fierté et le sentiment de puissance que je ressens quand j’écoute “drivers license”. Avant, c’était une chanson triste que j’avais écrite pour manifester ce que je traversais, et maintenant, après avoir vu les réactions qu’elle a suscitées, je sens que cette vulnérabilité est vraiment, vraiment puissante. Ça me rend désormais heureuse, et pas déprimée.

Après la sortie de “drivers license”, tout le monde s’est intéressé à ta vie privée… “Qui est l’ex en question ? Quelle est l’autre femme dont tu parles ?” Quand tu écris une chanson comme celle-ci, tu parles principalement de ton expérience perso ou tu y ajoutes de la fiction ?

Je suis une autrice-compositrice qui écrit des chansons très personnelles. Je pense que ce sont les chansons qui ont le plus d’impact sur nous. Les histoires romantiques préformatées ne sont pas authentiques, quel que soit le support artistique. Donc oui, il y a eu des chansons sur lesquelles j’ai fait des révisions pour les rendre un peu moins spécifiques, parce que, parfois, le côté dramatique nuit un peu àl’écriture. Mais je comprends parfaitement la curiosité des gens. Je suis tellement curieuse de connaître mes auteur.ice.s préféré.e.s et la signification de leurs chansons. Mais composer est quelque chose de très particulier, parce qu’on a beau écrire un morceau qui découle principalement de notre propre expérience, il y aura toujours de l’espace pour inclure l’interprétation et les expériences de chacun. Et la plupart du temps, les gens vont remplir cet espace avec des souvenirs et moments marquants issus de leur propre vie. S’ils ne veulent pas le faire avec la leur, ils peuvent le faire avec des détails issus de la mienne et si cela leur permet de mieux ressentir et comprendre la chanson en question, c’est bien. Ce qui compte c’est que la chanson résonne avec nos propres sentiments, avec notre propre vie, c’est ça qui est beau. Je ne compte plus le nombre de fois où une chanson m’a marquée au point de me dire “Oh mon Dieu, cette chanson a été écrite pour moi“.

Les ragots t’atteignent-ils parfois ?

Je ne le prends pas personnellement, vraiment. Je comprends… Je comprends tout à fait pourquoi les gens agissent de la sorte. Et tu sais, la plupart du temps, ce n’est pas vraiment malveillant. Et puis honnêtement, je ne me sens pas concernée, ce ne sont pas mes affaires. J’écris mes chansons et les gens peuvent dire ce qu’ils veulent à ce sujet-là. Ils peuvent aussi penser ce qu’ils veulent de ma vie car elle en fait partie. Cela ne me dérange pas vraiment. J’essaie aussi de garder les réseaux sociaux à distance et d’éviter de lire tout ce qu’on raconte sur moi.

Robe et Serre-tête PRADA

J’ai plongé en profondeur dans ton feed Instagram et j’ai trouvé un long post sur Black Lives Matter datant de juin 2020. Tu es métisse, d’origine philippine, est-ce que ces conversations récentes autour de la race t’ont fait réfléchir à ton parcours ?

Oui. Pendant cette période, j’ai beaucoup appris sur “le mythe de la minorité exemplaire”. C’est quelque chose que j’ai entendu dans les communautés asiatiques autour de moi, c’est cette idée fausse qui consiste à dire : “Oh, eh bien, nous sommes des Asiatiques et des immigrants et nous nous en sortons bien. Pourquoi les autres groupes privés de droits ne peuvent-ils pas être comme nous ?” Ce sont des grosses conneries, ces gens ont dû surmonter des centaines d’années de racisme institutionnalisé et internalisé. C’est une chose importante sur laquelle je me suis instruite pendant le mouvement Black Lives Matter, après le meurtre de George Floyd. C’est quelque chose que je garde en tête constamment et sur laquelle je m’instruis, et je ne m’arrêterai jamais.

Y a-t-il d’autres causes qui te passionnent ?

Je suis aussi très attachée à la mode éthique et durable. J’ai longtemps été une grande accro au shopping. Mais je faisais les magasins pour combler un vide. J’ai regardé ce documentaire, The True Cost, et je me suis dit : “Oh mon Dieu, des gens sont payés en dessous du salaire minimum vital pour que je puisse porter ce t-shirt.” C’est tellement absurde. Vous ne pouvez pas donner du pouvoir à une femme dans un pays au détriment d’une autre femme dans un autre pays. Cela n’a aucun sens pour moi.

Top PREEN BY THORNTON BREGAZZI
Jupe et Sandales BLUMARINE
Bijoux VAN CLEEF & ARPELS

Est-ce que tu achètes des vêtements d’occasion ?

Oui, je suis une grande amatrice de vintage. Ce que j’aime aussi, c’est échanger des vêtements avec mes amies. Cela évite la surconsommation, et en plus, c’est ludique. Parfois, on se lasse de ses propres vêtements ou bien on a juste envie de changer de style. Mes copines et moi faisons cela tout le temps ; nous nous faisons mutuellement cadeau de vêtements que nous ne souhaitons plus porter et c’est très fun.

Parlons de tes chansons : “deja vu” compare la nouvelle relation de ton ex à la tienne sans pour autant opposer deux femmes l’une à l’autre.

Je suis obsédée par le concept de déjà-vu. Je rédige souvent mes paroles de chansons sur mon application Notes, et j’avais justement noté “When she’s with you, do you get déjà vu ?” (“Quand elle est avec toi, est-ce que tu as une impression de déjà-vu ?“, ndlr) sur l’app avant de composer cette chanson. Mon producteur et collaborateur Dan Nigro et moi étions assis au piano ; nous écrivions une chanson plus triste, plus downtempo. Il m’a dit : “Eh, ce n’est pas très bon. Essayons autre chose.” Je faisais défiler le feed de mon application Notes et cette phrase est apparue, et nous nous sommes dit : “Oh, c’est une façon maline d’aborder le déjà-vu.” Et donc nous avons composé cette chanson.           Quant au fait de monter les femmes les unes contre les autres, ça ne fait pas partie de mon vocabulaire artistique ni de mon quotidien dans la vraie vie. Jamais. Et pour autant, je n’ai pas envie de m’interdire des sujets parce qu’ils pourraient faire polémique. Évidemment, je me compare souvent aux autres, comme la plupart des filles de mon âge, et beaucoup de mes chansons parlent de ça, mais ce n’est jamais dans le but de faire une compétition. Alors oui, je suis vraiment fière de cette chanson. Je le suis d’autant plus qu’elle s’éloigne de l’univers de “drivers licence”, tant au niveau de l’attitude que de la sonorité. J’espère que je pourrais continuer à faire preuve de polyvalence dans l’écriture de mes chansons.

Beaucoup de psychologues estiment que le phénomène de déjà-vu est fréquent chez les personnes stressées ou anxieuses.

Vraiment ? C’est tellement une évidence pour moi. C’est juste l’expérience la plus cool et la plus bizarre qui soit. C’est tellement trippant, comme la chanson elle-même.

C’est vraiment trippant, oui, tout comme “jealousy, jealousy“. L’intro à la basse, les harmonies, le fait que tu chantes le mot “slowly” lentement, les notes de piano à la Fiona Apple – et puis tu cries !

Cette chanson était une des premières que j’ai écrites pour mon album ; elle a été composée avec cette merveilleuse auteure nomméeCasey Smith. À l’époque, j’étais obsédée par les réseaux sociaux. Je cherchais tout le temps des choses qui allaient inévitablement me blesser et je me comparais à tout le monde. J’avais l’impression que ma vie n’était que ce que je montrais aux autres. Je n’avais pas l’impression que ma vie était plus profonde que mon feed Instagram. C’est un état d’esprit vraiment troublant pour une adolescente. Et donc j’imagine que je voulais écrire une chanson à ce sujet. Ce n’est pas triste du genre “Oh, je ne me sens pas bien”, mais c’est “Oh mon Dieu, je suis si jalouse”. C’est un peu ironique, et un peu drôle pour moi. C’est l’acoustique de la chanson qui a fait qu’on l’a mise sur l’album. Il y a ce piano qui est si alambiqué, presque atonal. Parfois, ça ne va pas avec la musique et c’est vraiment chaotique. Et j’adore Fiona Apple. Je suis obsédée par son nouveau disque et elle est une de mes grandes inspirations. Je me souviens avoir pensé que je voulais faire de la musique jazzy comme elle quand j’étais plus jeune, alors je jouais ces accords de jazz, et je me disais : “Personne ne peut le faire comme elle. Je ne vais pas être capable de faire quelque chose d’aussi réussi que Tidal.” Mais oui, elle est tellement incroyable. Je suis obsédé par son lyrisme. Elle a un si bon vocabulaire, aussi. Elle a écrit Tidal en 1996, quand elle avait 19 ans, ce que je trouve absolument fou. Juste les mots qu’elle utilise, avec son air de “fille maussade”. Je suis obsédée par elle.

Top et Gilet en mailleMARYAM NASSIR ZADEH
Jupe MIU MIU
Lunettes de Soleil CHROME HEARTS
Collier VAN CLEEF & ARPELS
Collier FALLON (utilisé comme ceinture)

Top et Gilet en mailleMARYAM NASSIR ZADEH
Lunettes de Soleil CHROME HEARTS
Collier VAN CLEEF & ARPELS

Comme dans “deja vu”, il y a une conscience de soi attachante dans “jealousy, jealousy”. Tu te compares aux autres, mais sans jamais les diaboliser.

Ce n’est pas dans mon caractère : même quand je ne me sens pas à ma place ou quand je manque de confiance en moi, il ne me vient jamais à l’esprit de rabaisser qui que ce soit. Je regardais une interview récemment, je ne me souviens plus de qui, mais cette personne a dit quelque chose du genre “Quand tu dis de la merde sur une autre personne, tu ne fais que montrer à tout le monde à quel point tu n’as pas confiance en toi”. Je pense à ça tout le temps. J’essaie de ne pas le faire dans ma vie au quotidien et il est hors de question que je le fasse dans mes chansons. C’est aussi ce qui rend cet album particulier, c’est une plateforme d’expression pour parler de certaines choses dont il est difficile de parler, surtout en tant que jeune femme. Tu n’es pas encouragée à parler du manque de confiance en toi, de la jalousie et de la colère que tu ressens. La musique est un moyen génial pour les jeunes femmes d’exprimer ce genre de sentiments sans crainte d’être jugées, d’être considérées comme des garces ou n’importe quelle autre remarque sexiste.

Et puis “good 4 u” déchire – tu vas inspirer tellement de filles à se mettre à la guitare. C’est ton baiser d’adieu sur l’album ?

Le morceau reflète beaucoup de hargne et de rancune débridées. J’ai longuement lutté pour apprendre à écrire une chanson optimiste sur laquelle les gens pourraient bouger et ne pas pleurer, en somme. J’adore écrire des ballades, mais je souhaitais évidemment faire un album polyvalent qui comprend bien plus que des ballades. Pendant un moment, j’ai pensé qu’il fallait être amoureux.se et heureux.se pour écrire une chanson dansante. Je suis fière d’avoir trouvé le moyen d’écrire une chanson pleine d’énergie, sans pour autant sacrifier ce que je ressentais en mon for intérieur. J’ai aussi été très inspirée par la musique pop-punk en écrivant cette chanson. J’aime l’énergie et l’agressivité de ce genre, mais Dan et moi avons vraiment essayé de faire en sorte que ce morceau ne ressemble pas à une chanson de Green Day des années 2000. On voulait y mettre une touche de 2021. J’adore ce genre de musique.

Dans les années 2000 auxquelles tu fais référence, les stars de Disney Channel étaient Miley, Demi et Selena. Elles étaient actrices et chanteuses, mais leurs carrières musicales étaient toujours liées à leur image formatée par Disney. Ta musique se différencie. Par exemple, tu utilises des gros mots, ce qu’elles n’auraient jamais pufaire à leur époque. Est-ce une nouvelle ère de célébrité pop ?

Je suis très consciente de l’archétype de la “Disney pop girl”. Aujourd’hui, ma musique est définitivement séparée de ma carrière d’actrice, et de la manière dont j’ai toujours rêvé. Quand “drivers license” est sorti, tout le monde s’est dit : “Je ne sais pas qui est cette Olivia Rodrigo, mais j’adore cette chanson.” C’est le rêve absolu pour moi, parce que j’ai toujours voulu être prise au sérieux en tant qu’autrice-compositrice. Le fait d’être actrice peut interférer avec cela, simplement parce que ce métier est basé sur le mensonge, alors que le métier d’autrice-compositrice est basé sur la vérité absolue et intègre. Et les gens me demandent toujours : “As-tu dit fuck dans ‘drivers license’ pour montrer que tu n’es plus simplement une star de Disney ?” C’est cool que les gens puissent penser ça, mais je fais juste de la musique qui me passionne. C’est ce que je suis. Je jure facilement. C’est ce qui me semblait naturel et bon pour moi, et les gens l’ont compris. Si j’ouvre la voie à une nouvelle génération de pop stars qui n’ont pas peur de dire ce qu’elles pensent, c’est vraiment cool. Mais je ne fais que mon travail.

Le vrai débat, c’est la manière dont les médias traitent les jeunes starlettes. As-tu vu le documentaire Framing Britney Spears, ou la série sur Demi Lovato sur YouTube ? Qu’en as-tu pensé ?

J’ai vu celui sur Britney Spears. Je n’ai pas regardé la série sur Demi Lovato. Je n’avais aucune idée de ce que Britney avait pu subir avant de regarder ce documentaire, j’ai découvert tout cela pour la première fois. Les choses qu’elle a dû traverser étaient atroces. Ça a été révélateur de voir les propos sexistes et horribles qui lui étaient tenus et qui étaient considérés comme acceptables à l’époque. Et ça ne remonte pas à si longtemps. Je me rends compte à quel point ça a dû être dévastateur pour elle.

Top GIVENCHY
Soutien-gorge MARY YOUNG
Boucles d’Oreilles CHANEL

Aujourd’hui, si des chanteuses étaient traitées comme ça en entretien, elles quitteraient simplement la pièce. Ou fermeraient l’ordinateur.

Je pensais à ça justement. Dans le documentaire, il y avait un extrait d’entretien ou quelqu’un lui posait des questions sur ses seins, et elle a juste grimacé et supporté ce moment. Ce genre de question était considérée comme normale à l’époque, c’est fou de se dire ça ! J’espère simplement que la prochaine génération de femmes n’aura pas à subir ce genre de questions déplacées et ne pensera pas que ça fait partie d’un entretien normal. J’espère que les journalistes ne penseront pas que c’est acceptable. C’est tout simplement dégoûtant.

Et on espère que c’est du passé. Qu’attends-tu de l’avenir ?

Ma vie est vraiment géniale en ce moment. C’est génial de faire de la musique, et de me sentir considérée pour la musique que je fais. Je vais bientôt avoir mon diplôme de fin d’études secondaires, ce qui va être chouette. Il va falloir fêter ça.

Tu es tellement busy ! Que fais-tu quand tu as un peu de temps libre ?

Il n’y a pas longtemps, j’ai rencontré Conan Gray (un musicien et youtubeur irlando-japonais, ndlr). Conan est vraiment top. C’est super fun de commencer à fréquenter des artistes qui comprennent vraiment ce que ça implique d’être une jeune artiste dans l’industrie aujourd’hui. Mais quand j’ai du temps libre pour moi, je me repose, je vais à l’école, je vis une vie d’adolescente normale. Je papote beaucoup avec mes ami.e.s. Ma meilleure amie au monde s’appelle Madison [Hu], j’ai joué dans une série télévisée avec elle (Frankie et Paige de Disney, ndlr) quand j’avais 14 ans. Ensemble, nous sommes comme des âmes sœurs.

Et quand tu sortiras boire un verre au pub, quel sera ton premier choix ?

Je ne sais pas trop. Quelqu’un m’a dit que la Guinness, c’est très british. C’est comme une bière ? C’est une bière, non ?

Cette interview a été condensée et éditée.
Journaliste : Maria Sherman
Photographe : AB+DM
Styliste : Tiffany Reid
Coiffeur: Clayton Hawkins
Maquilleuse : Molly Greenwald
Manucure: Vanessa Sanchez McCullough chez Forward Artists
Set Designer : Kelly Fondry
Publié et présenté par Nylon France. Contient du matériel réimprimé avec la permission de BDG Media, Inc. Tous droits réservés.
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