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Comment Léna Mahfouf a break the Internet

Allergique à la monotonie et la répétition, cette idole des réseaux sociaux propulse son savoir-vivre et son savoir-faire 3.0 au-delà du web pour l’ancrer dans l’IRL.

Directeur Artistique : Nicolas Dureau
Photographe : Alice Rosati
Styliste : Célia Moutawahid

T-shirt ALPHONSE MAITREPIERRE
Jean LEVI’S
Escarpins PRADA

Mieux connue sous le nom de Léna Situations, la Franco-Algérienne d’à peine 23 ans accueille, depuis son lancement en 2015, près de 2 millions de followers sur sa page YouTube, et quasi 3 millions sur son compte Instagram.

Sa vision unique et infaillible : un contenu profondément incarné, sorte de tranche de vie aussi spontanée qu’intelligente sans jamais être didactique. Sujet après sujet, chaque vidéo déborde de la soif de vivre qui la caractérise : on compte parmi les sujets phares “On se teint les cheveux en direct”, “Mon père me relooke pendant une semaine” et “J’ai trouvé un appartement OMG !”.

Alors que 2020 est une année des moins réjouissantes pour la plupart, elle l’illumine néanmoins avec son livre entre développement personnel et autobiographie pêchue, Toujours plus (Editions Robert Laffont), accompagné de son slogan “Ma méthode + = +”. Un carton absolu avec plus de 200 000 ventes le premier mois suivant sa sortie. A comprendre : l’action génère toujours plus d’action ; le positif fait effet boule de neige si l’on veut bien y croire et s’en donner les moyens. Voici la formule magique de cette ancienne agente d’influenceurs, aujourd’hui une des influenceuses stars du pays, youtubeuse et vloggeuse étoilée du “Social Star France” des prestigieux People’s Choice Awards 2020.

Last but not least, elle signe nombre de collaborations avec des marques que les jeunes femmes s’arrachent – elle annonçait récemment en story avoir fait bugger le site de Jennyfer quelques heures après le lancement de sa capsule pour la griffe. Coverstar de notre fanzine, elle y injecte sa personnalité sans filtres ni œillères, parle avec humour, franchise et expérience de l’entrepreneuriat, de la gestion du succès, des rêves d’avenir… tout en gardant les pieds sur terre.

Col Roulé PRADA
Short MIU MIU
Escarpins LOUBOUTIN

Selon toi, quel est l’aspect le plus difficile dans le fait d’entreprendre en France ? Quelles difficultés as-tu rencontrées à tes débuts ?

Le plus difficile, c’est d’être une femme, on va dire. De devoir parler plus fort, plus longtemps pour qu’on t’écoute à la même hauteur qu’un homme qui est au fond de la salle et qui dit : “Ouais d’ailleurs, c’est sympa, ça.” Tu mets du temps à t’en apercevoir. Tu te dis : c’est bizarre parce que je viens de dire la même chose, mais moi, on ne m’a pas prise en compte. Et puis être entrepreneur.se, c’est compliqué parce que c’est quelque chose d’assez incertain. Tu dois gérer ce que toute une entreprise remplie d’employé.e.s gère, mais à toi toute seule. Après, en France particulièrement, je pense qu’on a un certain tabou sur le fait d’assumer de vouloir travailler, d’avoir de l’ambition… Tout ça est assez particulier, mais j’ai l’impression que ça se démocratise de plus en plus.

Avant de devenir “Léna Situations”, quel petit boulot t’a le plus formée ?

Le baby-sitting ! C’était le moins gratifiant en termes de temps et d’investissement puisque c’était chiant, en fait. J’étais moi-même un enfant en train de garder des enfants. Mais au final, j’ai développé une patience énorme. Quand tu es avec des enfants toute la journée, tu leur expliques comment ça fonctionne, plusieurs fois d’affilée. Avec des enfants qui ne sont pas les tiens, il n’y a pas le même affect. Grâce à ça, tu développes une patience sociale avec les humains en général, avec des adultes qui vont se comporter comme des enfants, ou pas… Maintenant, je peux gérer ça.

Tu as décrit YouTube comme une échappatoire. Est-ce que c’est toujours le cas ?

J’ai YouTube allumé toute la journée, tout le temps. C’est ma TV, vraiment. C’est un fond sonore. La plateforme est en elle-même quelque chose d’assez incroyable puisque le contenu est libre et que tu peux y voir de tout. Je suis très basée dans ce que l’on appelle le “lifestyle”, s’il fallait choisir une catégorie. Mais si, un jour, j’ai envie de me convertir et de faire des vidéos sur comment construire un canapé, je trouverais une petite team de gens qui ne font que des canapés sur YouTube. Je trouve magique de pouvoir trouver tout et n’importe quoi sur YouTube, et même y apprendre des choses. YouTube, c’est comme un groupe de potes avec plein de centres d’intérêt différents, et où l’on peut échanger avec plein de gens. Je trouve ça génial. Aujourd’hui, c’est devenu mon métier. Certes, je vais regarder la partie “lifestyle” d’un autre point de vue, mais tout ce qui se passe à côté reste l’échappatoire de ouf.

Robe OTTOLINGER
Mules BY FAR

Mules & Sac BY FAR

Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui se lance en tant que vloggeur.se ?

Déjà de se lancer, parce que moi, j’ai passé plus de temps à réfléchir à faire des vidéos qu’à en faire, tellement j’appréhendais ! J’étais distraite… J’imaginais les réactions des gens, de mes potes, de mes proches… Il faut savoir se donner un coup de pied aux fesses et rester sur sa lancée, parce que ça peut parfois être très long. Parfois, ça ne prend pas, jusqu’au jour où ça prend. Moi, ça m’a pris trois ans avant que mes vidéos fonctionnent ! Et pourtant, je me suis beaucoup appliquée : je faisais comme s’il y avait 15 millions de personnes qui regardaient mes vidéos tous les jours, alors qu’il y avait 300 personnes dont ma mère et mon père qui regardaient la vidéo 150 fois chacun.e. Il faut réussir à rester motivé même si les résultats ne sont pas aussi bons que ce qu’on imaginait au début, car un jour, ça va finir par prendre – notamment si c’est un mélange d’authenticité, de perso et d’envie pure et dure.

Dans ce contexte, quelle est l’importance de l’entourage ? Qu’est-ce qu’on fait si on n’est pas bien entouré ? Si on n’a pas des amis qui croient en nous, comment est-ce qu’on se lance ?

Le premier boost, c’est l’envie personnelle, il faut réussir à protéger cette envie-là. Il ne faut jamais laisser ton entourage influencer ton cœur et ce que tu voulais faire, toi, à la base – car c’est ton choix personnel. Je pense qu’il ne faut pas toujours partager son jardin secret avec les autres, bien au contraire. Et après, franchement, il ne faut pas hésiter à dire ciao à certaines personnes dans ta vie : il y a plein de copines avec lesquelles je me suis dit “wow, c’est ma best sista de la vie entière”, et maintenant, je ne me rappelle même plus de leur prénom parce que la vie est pleine de surprises et parfois, tu arrives à ce point difficile. C’est vrai que c’est toujours hyperagréable et parfois vital d’avoir ses proches sur qui se reposer, parce que l’humain en a besoin et qu’on est fait pour être en communauté. Avoir un entourage bienveillant et cool est un privilège de ouf.

De gauche à droite et de haut en bas
Alexandra : Veste et robe XULY.BËT
Louiza : Top MOTOGUO et jean LEVI’S
Marion : Pull sans manches et pantalon LA FÉTICHE
Hara : T-shirt vintage
Laura : Top 8 BY YOOX et jean LEVI’S
Léna : Crop top, mini-jupe BALMAIN et escarpins CHRISTIAN DIOR

Crop top BALMAIN
Jean LEVI’S
Escarpins CHRISTIAN LOUBOUTIN
Sac CHRISTIAN DIOR

Ton livre Toujours plus est une ode à la bienveillance vis-à-vis des autres et de soi-même. Qui t’a donné autant de confiance ? Est-ce que tu as des icônes féminines et féministes ?

Évidemment ma maman, mais pas parce qu’elle était féministe. Par exemple, ma mère ne m’a jamais dit “tu seras féministe ma fille” ou bien “tu vas voir, les garçons sont comme ça”. Vraiment, elle m’a inculqué la façon dont elle vivait et comment elle ne se laissait pas faire. C’est arrivé dans ma vie d’une façon évidente parce que je voyais ma maman le faire. Je la voyais tenir tête à des hommes, elle ne se laissait jamais marcher dessus. Quand elle n’était pas d’accord, elle le disait. Et elle le faisait avec une telle facilité que c’était comme une évidence. Alors quand je me suis retrouvée dans des situations où j’avais besoin de parler un peu plus fort, je me suis rendu compte que ce n’était pas inné et que ce n’était pas aussi facile que ça en avait l’air. Et donc j’ai trouvé ça hyperfort – et c’est en grandissant que je m’en suis rendu compte. Donc la madre numero uno, et puis évidemment toutes les femmes qui se battent tous les jours et qui arrivent à être juste elles-mêmes. C’est ça, je pense, le féminisme.

Où est-ce que tu te vois dans dix ans ? Et est-ce que tu penses que ta fanbase va grandir avec toi ?

Dans dix ans, j’espère que j’aurais un chien, très important. J’aurais 33 ans donc peut-être que je commencerais à avoir des enfants ; j’ai envie d’avoir une grande famille, et une grande maison aussi. Comme l’appartement de Monica dans Friends, avec tous mes potes qui habitent à côté et le soir, tout le monde vient chez moi. Ça, c’est mon rêve ultime. Sinon, je pense que ma fanbase va grandir, on va tous évoluer. Je pense que les réseaux sociaux auront eux-mêmes évolué. Peut-être que le concept de fanbase n’existera même plus, qu’on aura des iPhone 47 et que je ferais des vlogs non pas sur YouTube mais sur – insérez un nom d’application futuriste –. Donc j’espère réussir à m’adapter à toutes ces choses. À la fin de la journée, tant que j’ai fait une vidéo, peu importe que je sois devant ou derrière la caméra, je suis très contente.

De gauche à droite
Hara : T-shirt et Chaussures VINTAGE Pantalon SAKS POTTS
Marion : Pull sans manche et Pantalon LA FÉTICHE Sandales BY FAR
Louiza : Top MOTOGUO Jean LEVI’S
Laura : Top 8 BY YOOX Jean LEVI’S
Alexandra : Veste et Robe XULY BËT Mules JUSTINE CLENQUET
Léna : Manteau, Top, Pantalon et Sandales BLUMARINE

Soutien-gorge CHRISTIAN DIOR
Veste BALMAIN
Poudre libre : Translucent Loose Setting Powder LAURA MERCIER, disponible chez SEPHORA

 « ALLÔ LENA ? »

Nos questions de fans à l’iconique Léna.

Quelle est ta pizza préférée ?

Je n’aime pas la pizza, j’aime les pâtes ! La pizza encore moins quand ils mettent plein de garniture dessus. Des fois, il y a des pizzas, on dirait des couscous !

Qu’est-ce que tu chantes sous la douche ?

Ain’t No Mountain High Enough de Marvin Gaye et Tammi Terrell. Et peu importe le mood : tu peux la chanter en train de pleurer, en train de danser, c’est une chanson qui s’adapte très bien à chaque émotion de la vie.

Ta chanson préférée de Britney Spears ?

Je pense que c’est “Break the Ice”… Et “Toxic” évidemment, parce qu’elle te met dans un truc d’un coup qui stimule tout ton corps. Ce qui m’a bercé, c’est surtout son album Circus.

Ton dessin animé préféré ?

Le marsupilami a bercé mon enfance. Et quand j’ai compris qu’il n’existait pas vraiment, ça a été très dur ! Je ne croyais pas au père Noël, mais je croyais au marsupilami.

Le repas pas cher qui te remplit de bonheur ?

Le couscous de ma mère qui est gratuit puisque je vais gratter chez ma mère : je toque à la porte le vendredi, je prends le couscous et je repars. Ça vaut tous les Uber Eats.

Soutien-gorge CHRISTIAN DIOR
Veste BALMAIN
Poudre libre : Translucent Loose Setting Powder LAURA MERCIER, disponible chez SEPHORA

Ton personnage préféré dans Gossip Girl ?

Blair. Évidemment, cette icône. Elle ne laissait personne lui marcher dessus. Bon, elle était chiante parfois, mais elle affirmait ses idées, ses envies. Elle n’avait pas froid aux yeux la p’tite ! C’était génial, elle ne laissait pas un homme la dicter. Trop forte !

Et ton personnage préféré dans Friends ?

Phoebe ajoute toujours un certain truc assez loufoque. Le système qui se passe dans son cerveau pour sortir ce qu’elle va sortir est assez particulier… Mais attention, c’est ma famille ! C’est comme si tu me demandais de choisir entre mon père et ma mère ! La question ne se pose pas !

Si, pendant 24 heures, tu devais être dans la peau de quelqu’un d’autre ?

Rihanna. Pour sortir l’album. Je dis : c’est bon, ça fait cinq ans qu’on l’attend, voici l’album. Je mets la clé USB, je le fous sur Deezer, Spotify, YouTube et après, je reprends la vie de Léna qui va aller écouter l’album de Rihanna.

Avec quelle personne rêverais-tu de collaborer pour faire une vidéo ?

Beyoncé. Je ne pourrais pas faire un truc mieux que ça ! Après c’est bon, au revoir.

Tu as un après-midi avec Zac Efron, tu fais quoi ?

Je l’assois à une table et je lui dis : “Il faut que tu m’expliques tout ce qui s’est passé avec Vanessa Hudgens. Pourquoi vous n’êtes plus ensemble ? Pourquoi vous vous embrassez que dans le troisième High School Musical ? Alors que dès le premier, vous vous faites un câlin, le deuxième, vous vous faites une bise et le troisième, vous vous embrassez… enfin ! Mais pourquoi c’était aussi long ?”

Directeur Artistique : Nicolas Dureau
Photographe : Alice Rosati
Styliste : Célia Moutawahid
Maquilleuse : Yvane Rocher
Coiffeur : Alejandro Flores Mora
Set Designer : Marie Labarre
Directrice de casting : Marie Lévy
Modèles :
Alexandra @Studio Paris Mode
Laura @Elite
Louiza @Supreme
Hara @City Models
Marion @Fever Model
Vidéaste : Théo Prest
Production : Producing Love
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