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Tu veux devenir astrologue ? Voilà comment t’y prendre

Mercury retrograde, who ? Trois expertes nous expliquent leur vision de l’astrologie et nous livrent leurs conseils pour s’y initier en partant sur de bonnes bases.

Qu’on y adhère ou non, l’astrologie est dans notre life. Les milliers de mèmes et d’apps qui tournent sur nos smartphones pour annoncer l’ère du Verseau, les phases de la Lune, ou bien les très redoutées rétrogrades de Mercure font désormais partie de notre quotidien. Mais comme tu l’apprendras plus bas, les mouvements des planètes n’y sont peut-être pas pour rien … Adieu formules New Age et horoscopes mielleux, l’astrologie aujourd’hui, c’est surtout une nouvelle génération de passionné.e.s des astres, qui ont trouvé dans la lecture du ciel une façon de mieux se comprendre, d’accepter ses travers et ceux des autres, et de décrypter le monde à travers des symboles accessibles qu’on peut tou.te.s s’approprier.

Ainsi, les jeunes astrologues d’aujourd’hui sont nombreux.ses à dépoussiérer cette pratique héritée des sciences antiques et à l’ancrer dans le schéma de construction d’un monde plus bienveillant. Trois d’entre elles nous expliquent leur vision et livrent leurs conseils pour s’y mettre à son tour. Mercure n’a qu’à bien se tenir.

Kirah Tabourn, aka The Strology

@thestrology

Kirah est tombée dans l’astro dès l’enfance. Après avoir travaillé plusieurs années dans la publicité et le marketing – en rédigeant en parallèle des prédictions pour ses collègues sur Slack –, elle délivre maintenant ses conseils astro en privé, dans son podcast The Strology Show, dans son magazine NFLUX MAG et via sa plateforme Fresh Voices in Astrology, où elle offre un espace de parole aux communautés noires et queers pour promouvoir une pratique inclusive de l’astrologie. Elle a également fondé The Eleventh House, une plateforme dédiée aux apprentis astrologues.

“Entre 1983 et 1995, Pluton se déplaçait en Scorpion, un signe d’eau qui plonge dans les émotions profondes. Ça a caractérisé les millennials et la Gen Z, très porté.e.s sur la santé mentale et le bien-être émotionnel. Je pense que ça explique la popularité de l’astrologie aujourd’hui : c’est un outil précieux d’acceptation de soi. La culture occidentale manque de mythes fondateurs et l’astrologie permet de se connecter à une forme de spiritualité sans pour autant la rattacher à une pratique religieuse, sur laquelle nos générations sont moins portées et dont l’enseignement peut être douloureux, particulièrement pour les personnes queers.

Mais l’astrologie manque encore cruellement de diversité – à part Sam Reynolds, la plupart des astrologues célèbres sont des hommes blancs. Mon but avec Fresh Voices est de pallier ce problème de représentation et d’offrir une plateforme aux jeunes astrologues en donnant la priorité aux personnes noires, de couleur et aux voix queers, comme je le fais avec NFLUX MAG dans les domaines du bien-être, de la spiritualité, de l’art et de l’activisme. Pour se former, le plus important est de trouver les bonnes ressources, de préférence ancrées dans l’astrologie traditionnelle pour avoir une base de connaissances solide.

Commencez par suivre le travail des astrologues réputés, notamment The Astrology Podcast de Chris Brennan – c’est là que j’ai appris tout l’aspect technique. Mais surtout, pratiquez ! Faites les thèmes astraux de vos amis, de vos collègues et d’inconnus, c’est le plus formateur. Ça n’a pas besoin d’être parfait dès le début, le tout, c’est de se lancer et d’apprendre à avoir confiance en son propre ressenti !”

Shana Lya aka Astrolya

@astro.lya

Aider les femmes à se reconnecter à leur féminin sacré : c’est la démarche de Shana, astrologue belge, Scorpion ascendant Scorpion (I mean seriously !). Elle a découvert l’astro dans les magazines féminins de sa grand-mère avant de s’y plonger suite à une hospitalisation, durant laquelle un ami lui fait découvrir son thème astral. Elle s’y consacre désormais à plein temps via son compte Instagram et son livre Astrolove (éditions Harlequin), où elle décrypte les mouvements des astres et livre des conseils bienveillants, avec pour mot d’ordre “Poésie, humour et karma.”

“J’ai commencé par faire beaucoup de recherches en bibliothèque et sur Internet, avant de suivre une formation en astrologie karmique à Liège. Il faut se dire que, grâce à un thème astral, on a des indications très justes sur pourquoi nous sommes là et quelles sont nos missions. L’astrologie traditionnelle est très mathématique, son pendant karmique permet de se laisser aller au ressenti. Ma pratique est spirituelle, comme celle de beaucoup de femmes astrologues. Il s’agit de prendre du recul et de comprendre ses intuitions.

C’est là qu’est née ma passion : un besoin de comprendre d’où venait mon hypersensibilité, mes envies et mes désirs. L’astro est un outil du quotidien, il faut garder en tête que les planètes ne sont jamais contre nous. Non, ce n’est pas la triple conjonction du Capricorne qui nous a confiné.e.s (rire), elle annonçait en revanche un potentiel bouleversement sociétal. Pour démarrer, je recommande la chaîne YouTube de Get Some Lou, dont les vidéos sont très précises et pédagogues, ainsi que mon livre ou celui de Z comme Zodiaque, dont le podcast est aussi plein de ressources. Mais surtout, allez-y à votre rythme. Le champ est tellement vaste, il faut prendre le temps de comprendre les planètes et leur fonctionnement, et surtout de se comprendre soi-même.”

Maheva Stéphan-Bugni, aka Astrotruc 

@astrotruc

Institutrice, autrice de science-fiction et passionnée de philosophie, Maheva s’est fait connaître pour les ponts qu’elle construit entre l’astrologie et la pop culture. Elle l’aborde non pas comme une science, mais comme une forme de symbolisme à travers laquelle on peut raconter le monde. Plus qu’astrologue, elle se considère comme une comptrice (conteuse ?) de la réalité et utilise l’astro comme un art narratif, qu’elle défend dans son livre Astrologie pour révéler son potentiel (éditions Marabout), sur Instagram et dans son podcast Astrostudio.

“Mon père était assez mystique, ce qui n’est pas mon cas. Je n’ai jamais aimé l’ésotérisme ni la divination mais pour autant, il m’a refilé le virus ! Dans l’astrologie, il y a à boire et à manger et, il faut le dire, beaucoup de charlatanisme. Elle a en revanche quelque chose d’inclassable qui me fascine : ce n’est ni de la psychologie ni une science cachée, mais une force symbolique accessible à toutes et à tous.

De la même manière, la pop culture est immédiatement accessible, c’est aussi un moyen de parler de soi et de la réalité. Sur Astrotruc, je m’en sers pour parler de nos travers, de nos angoisses, de choses marrantes… C’est une façon de réenchanter la pensée sans passer par la fiction ou la psychologie, mais à travers une nébuleuse intellectuelle dans laquelle on peut mettre des choses un peu intangibles.

Pour se former à l’astrologie, je conseillerais d’abord de se tourner vers la mythologie, les mythes fondateurs grecs et mésopotamiens, le Dictionnaire des symboles d’Alain Gheerbrant et Jean Chevalier, qui forment déjà une base culturelle et symbolique importante, notamment pour comprendre le sens des planètes dans la culture d’aujourd’hui – pourquoi on appelle Macron Jupiter, par exemple. Il faut aussi garder en tête qu’on ne peut rien affirmer. La connaissance technique de ce qu’est un thème astral n’est pas si compliquée à comprendre, mais ce qui en fera la richesse, c’est votre propre interprétation.”

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