Dans cette fresque vivante, la mode avançait au rythme de l’émotion. Tailoring plus affûté qu’à l’habitude, silhouettes sombres au début, puis montée en puissance : léopard, cuirs serpent, couleurs vives, sportswear “Big Willy”, ensembles adidas revisités, lowriders, jerseys, robes du soir et capes spectaculaires. Le tout porté par une énergie collective quasi cinématographique.
« L’impact sur le public était très émotionnel. Le mot pour décrire cette journée : l’amour. Très du cœur », racontent les Santos Bravos. « C’est exactement ce qu’on a ressenti en performant. C’est incroyable que Willy nous ait fait confiance. C’est un moment unique dans une vie. »
Leur première fois à Paris, leur première fois en Europe aussi. « On est allés à Notre-Dame, on veut aller à la tour Eiffel dès que possible. On est tombés amoureux de la ville… et du froid », sourient-ils, encore portés par l’euphorie. Quand on leur montre les fans français massés devant le lieu, l’émotion est immédiate. À la fin, un mot en français pour eux tous : « Je t’aime ».
En conclusion du show, Willy Chavarria rejoint ses mannequins, vêtu d’un t-shirt proclamant : Protection is Love. Tout est là. Sa vision d’une mode comme langage politique doux, comme déclaration d’amour, comme espace de représentation queer et latino, comme pont entre musique, cinéma et couture.
Plus qu’un défilé, Eterno était un moment de culture. Un geste de cœur. Et sans doute, le show dont on se souviendra quand on repensera à cette saison parisienne.