La violoniste et compositrice sort Amour, une suite en neuf mouvements qui raconte l’emprise, la jalousie et la solitude… avant de s’achever sur Libéré. Un hymne à l’émancipation.
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Esther Abrami a le planning d’une pop star et le sang-froid d’une soliste. En quelques jours, elle enchaîne la sortie de son quatrième album, Amour, chez Sony Classical, un prix reçu la veille à Berlin et les looks qui se succèdent devant l’objectif. À l’approche de la trentaine, l’angoisse ? Aucune. « J’ai l’impression de vivre mon rêve d’enfant », confie-t-elle. Un rêve fait de concerts, de mode et de sa propre musique. Pas de buzz du jour au lendemain ni d’étiquette d’enfant prodige : elle a avancé pierre après pierre, de son premier concerto avec orchestre à 21 ans à une œuvre entièrement composée par ses soins. Avec Amour, elle raconte une love story contemporaine, celle d’une femme entre 20 et 30 ans, loin des tragédies à la Roméo et Juliette. Violoniste, compositrice, artiste et muse, le mot « influenceuse » lui plaît moins, elle nous parle de cet album, du silence absolu avant de monter sur scène, de l’odeur de son violon et de la suite.
Haut JITROIS, Short SAVAGE x FENTY, Collants CALZEDONIA
Comment t’es-tu sentie pendant ce shooting ? Ça t’arrive souvent de poser avec ton instrument ?
Oui, j’ai même davantage l’habitude de poser avec un instrument que sans ! Il y a plein de looks que j’ai adorés, notamment la robe aux hanches prononcées.
Ton album Amour est sorti il y a quatre jours et tu as fêté tes 30 ans ce mois-ci. Qu’est-ce que ça représente pour toi de vivre ces deux étapes en même temps ?
J’ai du mal à réaliser. Il se passe énormément de choses ce mois-ci, et 30 ans, c’est quand même une étape. Cet album est très personnel, avec beaucoup de compositions, et j’ai vraiment l’impression de passer un cap : j’entre dans une vie où l’on sait ce que l’on veut et où l’on a confiance en soi.
Tu as joué ton premier concerto avec orchestre à 21 ans et tu sors aujourd’hui une suite écrite pour orchestre. En regardant tes interviews, je remarque que tu reviens souvent sur le fait de ne pas avoir été une enfant prodige. Est-ce devenu ta force ? Parce qu’il y a aussi une énorme pression quand on grandit sous le regard des autres, avec toutes les attentes que l’on projette sur toi.
Oui. Il y a une grosse pression sur les prodiges, sur les enfants qui gagnent un show télévisé très jeunes : ensuite, il est très difficile de se demander qui l’on est en grandissant. Moi, je n’ai jamais connu de buzz soudain ; j’ai construit pierre après pierre. Ça m’a permis de rester posée et m’a donné de la résilience. Si j’ai pu développer la personnalité que je voulais, c’est aussi parce que je n’ai pas subi ce push de l’extérieur quand j’étais petite.
Dans ta suite, chaque morceau incarne une émotion. Lequel t’a demandé le plus de travail à l’écriture ? Et, à l’inverse, quelle émotion as-tu exprimée le plus naturellement ?
Le titre le plus positif, Fusion, paradoxalement, est celui qui m’a pris le plus de temps. Jalousie, en revanche, a aussi demandé du travail : ce morceau ne faisait pas partie de la suite au départ, jusqu’à ce qu’un ami me dise : « Tu fais une suite sur l’amour et tu ne mets pas la jalousie ? » Je ne suis pas jalouse, mais j’ai eu des ex qui l’étaient, alors je me suis demandé : si je l’étais, comment serais-je ? C’est amusant de se projeter dans une émotion que l’on n’a jamais ressentie. Paradoxalement, il a été plus simple d’écrire sur des émotions dites négatives, comme l’emprise, empreinte de colère et de rage.
Haut CHRISTOPHER ESBER, Pantalon OTTOLINGER, Bague main droite STATEMENT
Dans les grands classiques, l’amour finit souvent mal : il suffit de penser à Roméo et Juliette, à Carmen… Or, tu reprends justement le thème de Carmen. Ta suite, elle, se termine-t-elle bien ? Dans les œuvres classiques que l’on explore habituellement, l’amour est souvent associé à de grandes tragédies. Était-ce important pour toi de réinterpréter ces thèmes en les inscrivant dans notre époque ?
Ça se termine sur Libéré. Mon idée, c’est de raconter une love story moderne, celle d’une femme entre 20 et 30 ans. Les histoires d’époque finissent mal, avec un amour impossible et la mort ; ici, il s’agit de sortir de tout ça, de se retrouver et d’être bien avec soi-même. Chacun peut l’interpréter comme il le souhaite, et chaque morceau peut aussi vivre seul.
Quelqu’un m’a dit une phrase que j’ai adorée : « Si tu te retrouves deux fois au même endroit en te promenant dans une forêt, c’est que tu es perdu. »
Par exemple, Deuxième chance : comment te plonges-tu dans cette émotion ? Pars-tu d’un moment précis de ta vie ? Est-ce que ce sont des bribes de souvenirs qui te reviennent ?
Je me demande : quand on a une deuxième chance, qu’est-ce qui nous passe par la tête ? D’abord, l’espoir, d’où cette note qui monte dans l’introduction : lorsqu’une mélodie s’élève, on ressent naturellement de l’espérance, tandis que la rupture se traduit par des notes qui descendent par petits intervalles. Le thème revient ensuite, de plus en plus fort. Est-ce que les deuxièmes chances fonctionnent ? Quelqu’un m’a dit une phrase que j’ai adorée : « Si tu te retrouves deux fois au même endroit en te promenant dans une forêt, c’est que tu es perdu. » C’est explicite !
Était-ce important pour toi d’explorer la thématique de l’amour ? Est-ce que cet album a été cathartique ?
J’ai commencé à composer sans avoir l’idée d’un album en tête. Les morceaux portaient d’autres titres, qui exprimaient déjà ces émotions : j’avais appelé l’un d’eux Dracula, pour évoquer cette emprise qui aspire toute notre énergie, et celui qui s’appelle aujourd’hui Rupture portait déjà un titre lié à la tristesse. Je ne me disais pas : « Je vais composer sur telle émotion. » Certains morceaux partaient simplement d’une bribe de mélodie, comme Fusion, joyeuse et pétillante, qui a mis longtemps à se développer. Le concept est venu lorsque j’ai réalisé que j’écrivais à partir de mon passé personnel. Ce que j’essaie de faire, dans le classique comme dans mes propres compositions, c’est de raconter une histoire. Comme il s’agit d’une musique sans paroles, parfois complexe à comprendre, le storytelling permet de la rendre beaucoup plus accessible.
Comment as-tu pensé les duos et les collaborations avec les invités ? Ce sont des émotions que l’on imagine plutôt intimes, intérieures. Comment as-tu décidé qu’un morceau se prêterait davantage à un duo ? Comment cela se passe-t-il concrètement ?
Roméo et Juliette est une reprise, mais j’adorais l’idée d’avoir une voix sur l’album. Pour l’accordéoniste, j’ai pensé à lui pour un morceau qui accélère, qui fonce. Je l’ai rencontré, nous nous sommes très bien entendus et, quand je lui ai proposé le projet, il m’a répondu : « Vas-y, challenge, j’y vais ! » Pour lui aussi, c’est un changement, car il joue rarement uniquement de l’accordéon.
On peut se sentir très seul dans une relation, notamment lorsqu’il y a de l’emprise.
Sur Women, tu avais raconté que Flowers, de Miley Cyrus, était la chanson que tu chantais sous la douche après une rupture. Pour cet album, quelle chanson pop t’a accompagnée pendant l’écriture ? Et laquelle rêverais-tu d’arranger pour violon et orchestre ?
Il y a All by Myself, la chanson pop de l’album, qui fait écho au thème de la solitude : l’accepter, être en paix avec elle. C’est pour ça qu’elle s’enchaîne avec Libéré : il s’agit de ne pas être en demande d’affection, parce que, dans cet état, on ne trouve pas forcément la bonne personne. Quand on est bien avec soi-même, la démarche est complètement différente. La solitude est une émotion à part entière, non ? Et on peut se sentir très seul dans une relation, notamment lorsqu’il y a de l’emprise.
Tu as expliqué que tes premières vidéos étaient nées d’un moment de solitude. Tu parles de tes débuts, de cette période où tu devais traverser certaines épreuves pour trouver ta place dans le milieu ?
C’était un moment assez particulier, qui m’a ouvert des portes. Une période de solitude assez difficile, avec des études très intenses, de la compétition et le sentiment d’être rejetée par le milieu pour ce que je voulais partager. Mais cette période m’a surtout offert une page blanche, avec un retour direct du public plutôt que le jugement d’un professeur. Et ça m’a fait beaucoup de bien.
« J’ai toujours pensé que c’était ton violon qui sentait ton odeur, mais en fait, c’est toi qui sens l’odeur de ton vieux violon. »
Robe CARINE GILSON, Ceinture ANINE BING, Collants CALZEDONIA, Chaussures GIUSEPPE ZANOTTI, Boucles d’oreilles LEANDRA, Collier PASCALE MONVOISIN
Parlons maintenant de Smelody : huit parfums, huit morceaux iconiques du répertoire classique, une expérience unique où la musique se déclenche à l’ouverture du flacon. Quelle odeur signe le mieux ta présence, avant même que tu joues ? Y a-t-il une odeur particulière ou une sensation plus marquante avant d’entrer sur scène ?
Celle de mon violon. Quelqu’un m’a même dit : « J’ai toujours pensé que c’était ton violon qui sentait ton odeur, mais en fait, c’est toi qui sens l’odeur de ton vieux violon. » C’est une odeur particulière, celle du bois et de la colophane que l’on applique sur l’archet, mais elle est très rassurante. Mon violon est près de moi depuis des années, pendant des heures chaque jour. Et cette odeur est agréable.
Quelqu’un m’a même dit : « J’ai toujours pensé que c’était ton violon qui sentait ton odeur, mais en fait, c’est toi qui sens l’odeur de ton vieux violon. »
Tu as pu sentir les parfums de la collection. Si tu devais choisir celui qui te ressemble le plus, lequel serait-ce, et pourquoi ? Chaque parfum est aussi associé à un morceau.
Le premier vers lequel j’ai été attirée, c’est Carmen, parce que j’ai enregistré cette œuvre sur mon album. Mais celui qui me ressemble le plus, c’est Tempestà, celui de Vivaldi : c’est le genre de parfum que je porte habituellement. C’est un mélange de pamplemousse, gingembre mêlé au jasmin, et à du poivre noir, les notes olfactives se mêlent parfaitement entre elles. Pour L’Été de Vivaldi, ils sont allés chercher quelque chose d’un peu ailleurs.
Mais celui qui me ressemble le plus dans les 8 fragrances, c’est Tempesta (La Tempesta di mare), celui de Vivaldi : c’est le genre de parfum que je porte habituellement. C’est un mélange de pamplemousse, gingembre mêlé au jasmin, et à du pouvoir noir, les notes olfactives se mêlent parfaitemen entre elles.
Ouvrir un flacon, c’est un geste qui permet d’entrer dans sa bulle avant de monter sur scène. Quel est ton propre rituel pour te mettre dans cet état ? Est-ce l’odeur de Tempestà, ou pas du tout ?
Pas du tout : pour moi, c’est le silence total. Tout le monde part, personne ne parle. Je ne peux pas avoir de musique, c’est la pire chose pour moi. Je demande toujours qu’on n’en mette pas : j’ai besoin de silence pour entrer dans ma bulle.
Veste TOD’S, Boucles d’oreilles DJULA
Y a-t-il une odeur qui te ramène particulièrement à un souvenir, par exemple à tes premières leçons de violon ? Certaines odeurs te rendent-elles nostalgique ?
Mon lien entre les odeurs et les souvenirs est très, très fort. Récemment, chez mes parents, ma maman a retrouvé un vieux pot de parfum-pommade qu’elle m’avait rapporté de Taïwan quand j’étais petite. Je l’ai senti et ça m’a immédiatement ramenée en enfance, à un mercredi matin où je restais à la maison et où l’on me préparait. Waouh, c’était très, très fort.
Si ton jeu était un parfum, quelles seraient ses notes ?
Je pense que ce serait quelque chose de très suave. Quand je joue, il y a de grands vibratos, beaucoup de glissandos, donc quelque chose d’assez sensuel, de femme fatale. C’est amusant, parce que je porte souvent des parfums très légers, alors que mon jeu est tout le contraire.
Il y a beaucoup de mots pour décrire ton univers : classique, classique pop, influenceuse… Les mentalités évoluent, la musique devient plus accessible et se démocratise, ce qui est formidable. Mais comment navigues-tu entre ces deux mondes, celui du classique et celui de l’influence, avec une communauté de followers immense, tout en évoluant dans un milieu où le regard porté sur l’image peut être violent ?
Le mot « influenceuse » m’a toujours un peu dérangée. Il est souvent employé à tort, de manière critique, comme si cette activité était détachée de mon travail musical. Tous mes followers me suivent parce que tout est construit autour de ma musique. Oui, il y a du contenu, de la mode, des collaborations avec des marques et des magazines, mais tout reste lié à mon art : c’est le noyau, le centre de tout. Je me définis comme violoniste et compositrice. C’est ça, c’est moi, et tout le reste gravite autour.
Dans le milieu classique, on a parfois l’impression qu’il faut respecter une sorte de charte. Avec le temps, arrives-tu à en bousculer un peu les codes ?
Aujourd’hui, oui, il y a des gens qui l’acceptent. Hier, j’étais à Berlin pour recevoir l’un des prix les plus prestigieux de la musique classique. Ça fait plaisir, même si j’ai parfois l’impression qu’on m’accepte un peu par défaut. J’ai commencé mon discours de remerciement ainsi : « Il y a quatre ans, j’étais assise au fond du public, à regarder cette cérémonie, en me disant que peut-être, un jour, je serais sur scène. » Les gens ont fait « aww », et tout le monde m’a dit que c’était très touchant. C’est vraiment ce que je ressens quand je regarde mon parcours : rien n’était évident.
J’aime l’énergie qui se dégage sur scène lorsqu’on est uniquement entre femmes, cette puissance. Il y a un esprit de communauté, de solidarité, une énergie qui crée une véritable cohésion.
Robe ALFIE, Collants CALZEDONIA, Bague main droite STATEMENT, Bague main gauche DJULA
J’ai beaucoup aimé apprendre que, pour ta prochaine tournée, tu serais entourée d’un orchestre entièrement féminin. L’énergie est-elle différente en répétition ? Qu’est-ce que cela représente pour toi d’être entourée de femmes ?
Ça représente beaucoup. C’est quelque chose que j’ai déjà fait, et ce sera de nouveau le cas pour la tournée, ainsi que pour le concert à la Salle Pleyel, le 29 avril. J’aime l’énergie qui se dégage sur scène lorsqu’on est uniquement entre femmes, cette puissance : il y a un esprit de communauté, de sororité, qui crée une véritable cohésion.
Beaucoup de petites filles viennent me voir, elles ont envie de jouer du violon. Je reçois des messages, des photos, et c’est très touchant. Je pense qu’il est important d’avoir des modèles.
Pourquoi avoir fait ce choix dès le départ ? Était-ce une véritable volonté de ta part ?
Oui, c’était une volonté. Je ne travaille pas exclusivement avec des femmes dans mes orchestres, en général. Tout est parti de mon album Women, consacré à des compositrices. J’avais l’impression que les musiciennes qui jouaient avec moi partageaient la même envie de faire vivre ces œuvres, comme si nous nous battions pour la même chose. Je ne dis pas que cela n’existe pas avec des hommes, mais il se passe quelque chose d’assez spécial. Les femmes restent aussi beaucoup moins représentées : il est précieux de pouvoir créer de véritables espaces qui leur sont dédiés. Je le constate aussi dans les réactions du public : beaucoup de petites filles viennent nous voir, elles ont envie de jouer du violon, je reçois des messages, des photos, et c’est très touchant. Je pense qu’il est important d’avoir des modèles.
Quand je joue, il y a de grands vibratos, beaucoup de glissandos, donc quelque chose d’assez sensuel, de femme fatale. C’est amusant, parce que je porte souvent des parfums très légers, alors que mon jeu est tout le contraire.
J’aime tout ce qui est glam, sexy : je le porte et je l’assume aussi sur scène, même si cela n’a pas toujours été bien accepté. Dans le classique, c’est difficile d’avoir un côté sexy, surtout quand on est jeune, même si les mentalités évoluent petit à petit.
On a passé la journée en shooting : quel est ton rapport à la mode ? Dans quel personnage te glisses-tu quand tu poses ? Es-tu à l’aise devant l’objectif ?
Très à l’aise, j’adore ça. C’est quelque chose que j’ai toujours eu envie de faire en parallèle du violon, et je suis contente d’avoir une carrière qui me permet de changer d’univers et d’être mannequin le temps d’une journée. J’aime tout ce qui est glam, sexy : je le porte et je l’assume aussi sur scène, même si cela n’a pas toujours été bien accepté. Dans le classique, c’est difficile d’avoir un côté sexy, surtout quand on est jeune, même si les mentalités évoluent petit à petit. On a parfois du mal à prendre du recul : même dans le cinéma, on se dit que les choses évoluent à toute vitesse, puis on se demande si l’on avance vraiment. Pour la musique classique, c’est un peu pareil : peut-être qu’on avance, mais cela reste compliqué.
Look BALENCIAGA, Boucles d’oreilles DJULA
Y a-t-il un moment qui t’a particulièrement marquée, où tu as senti qu’il y avait un véritable avant et un après sur cette question ?
Il y a aujourd’hui davantage d’entraide, de compréhension, un regard différent porté sur les autres femmes. Quand on se retrouve entre nous, il y a une énergie folle, une solidarité et une liberté que je ressens de plus en plus.
Et puisque tu as consacré tout un album à l’amour, quelle serait ta définition de l’amour ?
L’amour ? C’est quelque chose de beau et de fragile, qu’il faut entretenir : rien n’est acquis. On peut se faire des illusions, se dire « ça y est, c’est ça », puis continuer à chercher encore et encore. On peut avoir des coups de foudre pour les mauvaises personnes et se laisser surprendre par une relation inattendue. C’est assez difficile de mettre le doigt dessus.
Robe MAGDA BUTRYM
Pour finir, on te pose souvent cette question : comment te vois-tu dans 30 ans, lorsque tu auras 60 ans ?
Professionnellement, j’aimerais être toujours sur scène, avoir composé beaucoup de musiques de films, pouvoir jouer toutes mes œuvres en concert et les voir interprétées aussi par d’autres, pour que cette direction artistique de compositrice soit véritablement installée. Il y a aussi la vie personnelle : je sais qu’il n’est pas toujours facile de la développer avec une telle carrière, j’en ai beaucoup parlé dans mon livre, mais j’espère qu’à 60 ans, elle sera là.
Tu évoques le cinéma : as-tu déjà un réalisateur en tête pour une bande originale ?
Je n’ai pas de réalisateur en tête. Mais j’aimerais que la première bande originale que je compose soit pour une réalisatrice ! Un film autour des femmes, de la découverte, historique ou scientifique, ou qui explore un moment de l’histoire qui nous touche, comme la Seconde Guerre mondiale. Ou encore un drame romantique : ce sera peut-être la prochaine aventure…
Le message est passé ! 🙂
NB : Et si le parfum ne se contentait plus de se sentir, mais s’écoutait aussi ? C’est le pari de Smelody, maison née à Grasse, qui imagine huit fragrances inspirées de grandes œuvres du répertoire classique. Du Lac des cygnes de Tchaïkovski au Boléro de Ravel, chaque extrait de parfum est associé à une composition musicale, à écouter au moment de l’application. Une expérience sensorielle à deux voix, où les notes olfactives répondent aux notes de musique. De quoi donner une autre dimension à son rituel parfumé : cette fois, on ne fait pas que sentir, on tend aussi l’oreille. Disponible sur https://smelody.com/

Interview : @camille_lawrenz
Photos : @adriacanameras ℅ rocafort
Mise en relation artistique : @sswango
Styliste : @nynoguerin
Coiffure : @fannyfraslin
Maquillage : @giuliacmakeup
Vidéo : @jesterise
Assistante photos : @kimpinheironunes.dacosta
Assistante styliste : @itsswarda
Lieu : @hotelluluparis
Direction éditoriale & créative @nicolasdureau
Assistant éditorial & créatif @michewcrn
Production @freasonn
Projet & development manager @jennifer.barthel
Un grand merci à l’@hotelluluparis, nouvelle adresse parisienne au cœur de Montparnasse, de nous avoir accueillis dans son décor singulier pour ce shooting.






