Première femme sacrée Producer of the Year aux Brit Awards 2026 et figure incontournable de la nouvelle pop britannique, PinkPantheress était hier soir au Zénith de la Villette pour une date particulièrement attendue. En effet, en 2024 la chanteuse avait été contrainte d’annuler son show à Paris pour des raisons de santé, ce qui rend cette tournée d’autant plus spéciale.
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Drum and bass, bedroom pop, dance, lo-fi et hyperpop, l’artiste puise dans l’esthétique et les sonorités des années 2000 pour construire l’une des propositions pop les plus singulières du moment. Entre show maîtrisé et shot d’adrénaline collective, PinkPantheress poursuit son ascension fulgurante. On t’explique.
Ce dimanche 31 mai 2026, la foule du Zénith a bien compris le British assignment : looks cosplay de l’artiste, cravates, soutien-gorges apparents, sacs baguettes et jupes ballons, le motif tartan règne !
Après une première partie assurée par la chanteuse électro-pop iKeda, nous sommes plongés dans une ode aux années 2000, décennie très appréciée par PinkPantheress. Plusieurs images de l’artiste défilent dans les couloirs du métro londonien, fidèle à elle-même, casque sur les oreilles avec du Kylie Minogue en fond. Une introduction qui symbolise presque le chemin parcouru depuis sa chambre d’adolescente — où elle composait ses premiers morceaux sur GarageBand — jusqu’à la scène.
Sur les premières notes de Stateside, les visuels nous embarquent à bord d’un avion PinkPanheress coded avec des sièges rouges pétants et le logo de l’artiste. Esthétique Y2K, formes cubiques aux couleurs vives, danseurs en trench-coats et visuels inspirés des tapis à bagages d’aéroport : le ton est donné ! Vous êtes officiellement embarqués pour An Evening with PinkPantheress.
L’artiste fait sa première apparition sur le remix de Stateside avec Kylie Minogue, soutien-gorge tartan (évidemment), ballerines rouges et pantalon lacé taille basse. Elle poursuit ensuite avec les sons de sa dernière mixtape : Romeo, Noises ou encore Nice to Know You depuis une estrade, une performance de ce revenge song à la fois mélancolique et dansant. Accompagnée du Dj Joe Liao et de son batteur, l’artiste interprète ses meilleurs bops comme Take Me Home, Pain ou encore Break it Off, le tout dans une robe rouge nouée version XXL. La salle déborde d’énergie, la foule chante en chœur et chaque beat amplifié par le batteur résonne. Avant de déployer ses ailes blanches d’ange, la jeune londonienne nous offre un interlude explosif sur Rush de Troye Sivan, artiste avec lequel elle a collaboré. C’est ensuite sous une pluie de pétales rouges et d’éclairs que l’artiste interprète ses sons les plus nostalgiques comme Capable of love — un moment de communion où chaque mot prononcé semble tout droit tiré du journal intime de l’artiste et résonne parfaitement avec le public.
The category is… voguing now ! En quelques secondes, le Zénith se transforme en ballroom, avant de nous dévoiler l’artiste surprise de la soirée : Théodora. Le sol tremble, la foule est en transe sur Fashion Designa, devenu en quelques mois un hymne générationnel. On assiste à un véritable moment de pop culture : une rencontre entre « la reine de France et la reine d’Angleterre » selon certains fans. Lorsque Théodora quitte la scène, les deux artistes s’entrelacent. C’est le moment girl’s girl de la soirée, celui qui fait du bien et qui marque les esprits.
Avant même que le public ne redescende de son nuage, PinkPantheress reprend les commandes et enchaîne avec plusieurs morceaux qui ont largement contribué à son ascension sur les réseaux sociaux, notamment Illegal et Girl Like Me. Jeux de lumières, contrastes, mouvements et déhanchés parfaitement exécutés, le maître mot est simple : « Let it all go ».
Photo from @pinkpantheress
Entre deux morceaux, PinkPantheress multiplie les échanges avec son public. Elle signe un album sur scène, récupère les cadeaux qui lui sont lancés et se montre aussi drôle que spontanée ! Le moment le plus mignon de la soirée ? Lorsqu’une peluche de la Panthère Rose atterrit sur scène et qu’elle décide de chanter en la serrant dans ses bras — deux icônes réunies, difficile de faire plus symbolique.
Portée par Fancy That, sa dernière mixtape devenue virale, PinkPantheress confirme aujourd’hui qu’elle est bien plus qu’une artiste révélée par les réseaux sociaux ou un simple phénomène Internet. Avec ses chorégraphies cinématographiques et lowkey, son esthétique british assumée et son talent pour la composition : tous les éléments sont réunis pour faire d’elle l’une des figures les plus excitantes de la pop actuelle. Son ascension était déjà remarquable et ce concert laisse penser qu’elle nous réserve encore de nombreuses surprises. Affaire à suivre.
Credit photo de la cover d’article @dillonmatthewc





