Mylène rallume les étoiles à Paris

Dès la première vidéo introductive, une chose est claire : Mylène a une nouvelle fois orchestré un spectacle grandiose, à la hauteur de sa réputation. On se souvient encore de l’iconique statue géante dont elle sortait lors du Mylenium Tour en 2000, ou du vaisseau céleste survolant Bercy pendant la tournée Avant que l’Ombre… en 2006. Cette fois-ci, ce sont les corbeaux qui règnent sur Nevermore, plongeant le public dans une atmosphère sombre et macabre, signature incontestable de l’artiste. Dès son apparition sur scène, avec “Du Temps”, l’énergie est palpable. On le sait bien : chez Mylène, l’ouverture et la fermeture des concerts sont sacrées, véritables rituels musicaux.

 

Mais le show ne se limite pas à une débauche technologique ou à des décors à l’esthétique sombre et mystique. Pour cette première à Paris, les invités se succèdent, ajoutant une touche supplémentaire à ce tableau grandiose. Aaron, présent avec sa douceur mélodique, mais surtout Seal, qui rejoint Mylène pour une interprétation bouleversante de leur duo mythique “Les Mots”.

Côté scénographie, la technologie atteint des sommets dans ce show. Les visuels en IA se mêlent à une scène mouvante qui se déploie, se métamorphose en bras robotique pour emmener Mylène au plus près de son public, dans chaque recoin du Stade de France. À mi-parcours, un piano surgissant des entrailles de l’enfer accueille l’iconique Yvan Cassar, créant un moment suspendu d’émotion brute.

Un an d’attente, certes, mais un show qui en valait largement la peine. Spectaculaire, intense, où l’on voit Mylène au sein même d’un corbeau, ou encore se faire littéralement arracher par une Mort géante, tout en revisitant son répertoire devenu légendaire. Les trois dates au Stade de France auront fait battre le cœur de Paris pendant tout un week-end, et rappelé, si besoin était, que l’univers de Nevermore n’a rien perdu de sa puissance.

Un dernier tour de piste qui magnifie la carrière de Mylène, comme si c’était nécéssaire, et qui rappelle que l’artiste reste au sommet de son art, avec son dernier album qui brille toujours autant.

Prochain article

Rencontre avec Yves, le chat noir de la K-pop

Rencontre avec Yves, le chat noir de la K-pop

2026 est une grande année de changement dans la K-pop. De nombreux artistes quittent leurs groupes. Mais Yves n'a pas attendu cette tendance pour tracer sa propre route. À l’occasion de son concert à Paris, l'artiste sud-coréenne s’est confiée à nous à propos de son...

Laskaar clôt l’ère TRANSFORMA avec “Materialista”

Laskaar clôt l’ère TRANSFORMA avec “Materialista”

Laskaar sort un nouveau single, un nouveau chapitre dans sa carrière mettant un point final à son univers musical précédent “TRANSFORMA”. Là où ses précédents projets étaient marqués par une électronique brute, presque froide, ce nouveau titre explore un territoire...

XLOV : amour, gloire, beauté… et fluidité de genre

XLOV : amour, gloire, beauté… et fluidité de genre

Avec son concept « genderless », le groupe de K-pop XLOV explore les questions d’identité et bouscule les codes de toute une industrie. À l’occasion du concert donné à Paris le jour de la Saint-Valentin, WUMUTI, RUI, HYUN et HARU ont partagé leurs valeurs avec un...