EBONY X CROCS : une carrière en marche

EBONY X CROCSTM

 

Depuis ses Crocs Classic Clogs violettes d’enfant jusqu’à la campagne « Do Your Thing », Ebony entretient une relation sincère avec la marque. Une conversation sur le style, les souvenirs et les objets qui racontent qui l’on est.

 

Body et Brassière AVELLANO, Bonnet LGNC, Lunettes GENTLE MONSTER, Bijoux MAM et Chaussures CROCSTM

 

CrocsTM est une marque qui laisse beaucoup de place à la personnalisation. Est-ce que tu vois ça comme une manière de raconter qui on est ?

Oui, complètement. C’est hyper cool de pouvoir porter une paire de chaussures qu’on peut personnaliser nous-mêmes et dans laquelle on peut justement se raconter, montrer un petit peu notre personnalité. C’est ce que je kiffe avec la personnalisation de ces chaussures-là.

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler avec CrocsTM?

J’adore les CrocsTM ! Je me suis toujours sentie sincèrement connectée à cette marque. C’est un peu bizarre, mais c’est/ ce sont des chaussures que je porte vraiment au quotidien, avant même cette campagne. Et donc quand j’ai appris qu’ils avaient l’intention de collaborer avec moi, j’ai accepté parce que c’est une marque qui me parle vraiment.

 

Tu te souviens de ta première paire ? Et tu les portes comment ?

Oui, je pense que je devais avoir cinq ans. Elles étaient violettes. Ça fait vraiment, vraiment très longtemps que je porte des paires de CrocsTM. Et pour comment je les porte, ça dépend des crocs. Les paires fermées passent très bien avec un look très mode. Et les paires avec les Jibbitz plutôt avec un look casual, je trouve que ça passe bien. Aujourd’hui, je trouve qu’il y a tellement de modèles différents avec des ambiances différentes que les paires passent un peu avec tout.

Corset body et Legging MARINE SERRE, Bijoux PROTOTYPP et Chaussures CROCSTM

 

Le shooting mélangeait ton univers à celui de CrocsTM. Qu’est-ce qui t’a amusée dans cet exercice ?

J’ai pu allier l’univers de CrocsTM, le mien et celui des photographes pour créer quelque chose de particulier et d’unique. Il y avait un côté assez sexy, évocateur, mélangé à quelque chose de confortable et de plus personnel. C’était très cool ! Et personnaliser ma paire de crocs était un très bon moment.

 

Si quelqu’un ouvrait aujourd’hui une boîte Ebony X CrocsTM qu’est-ce qu’il trouverait à l’intérieur ?

Pour les charms, les Jibbitz : une petite dague, des chaînes, un petit ouragan, une porte, un arbre. Et tout ça en version un peu métallique, argentée. Et la paire serait noire, forcément. J’adore le noir. Peut-être compensée, avec une lanière en fourrure ou de la fourrure autour de la chaussure.

 

Donc une paire très Ebony ?

Oui, complètement inspiré de mon univers.

Body et Brassière AVELLANO, Bonnet LGNC, Lunettes GENTLE MONSTER, Bijoux MAM et Chaussures CrocsTM

 

Ebony, une carrière en marche 

 

Ebony nous ouvre une porte qu’elle gardait jusqu’ici entrouverte avec MENELIK, son premier album. Derrière l’image publique, les apparitions mode et les réseaux sociaux, l’artiste révèle une part plus vulnérable d’elle-même.

À l’occasion de sa collaboration avec CrocsTM, Ebony se livre de façon plus intime au micro de NYLON. Conversation avec une jeune femme qui apprend encore à regarder son propre parcours.

 

Corset, Veste et Chapeau ORIANE BELENFANT, Lunettes GENTLE MONSTER, Bijoux MAM

 

Quand on écoute MENELIK, on a l’impression que tu reprends le contrôle du récit. Comme si tu disais : « Voilà qui je suis, mais cette fois avec mes propres mots. »

Je pense que c’était surtout un moyen pour moi de continuer ce que j’avais envie de faire avant même de participer à la Star Academy. Ce projet-là, je l’ai toujours eu dans un coin de ma tête. C’est une manière de continuer à me raconter comme j’avais envie de me présenter musicalement au monde avant que la notoriété arrive dans ma vie.

 

Est-ce qu’il y a une facette d’Ebony qu’on ne peut découvrir qu’à travers cet album ?

Je pense que oui. Je m’exprime parfois mieux en musique que dans la vie. Dans cet album, je suis plus vulnérable. J’y exprime aussi beaucoup de mes peurs. Les gens qui me croisent dans la rue ne se rendent peut-être pas compte de ce que je peux ressentir. MENELIK, c’est un moyen de me raconter un peu plus au-delà de ce qu’on a pu voir de moi à la télé, mais aussi de partager ma valeur et ma vision de la vie.

 

Tu as construit tout un univers autour de ton identité : Queen Sheba, MENELIK…À quel moment as-tu compris que ton prénom faisait aussi partie de ton histoire ?

Queen Sheba, c’est un prénom que je porte sur ma carte d’identité. Ce n’est pas du tout un pseudo. Ce n’est pas quelque chose que je me suis inventé. Et quand j’étais plus jeune, je n’étais pas forcément très fan de mon prénom. Puis plus tard, j’ai appris à l’aimer. Quand j’ai compris l’importance et l’ampleur de ce nom-là et que j’ai fait des recherches, je me suis dit que c’était incroyable et que ce serait hyper cool d’en faire quelque chose artistiquement. Ce premier album, c’était l’occasion de mettre en place ce parallèle entre ma vie et l’histoire de Queen Sheba. Aujourd’hui, MENELIK, c’est mon premier album parce que c’est aussi le premier enfant de Queen Sheba. Je trouvais ça très intéressant d’en faire un parallèle.

Veste perfecto et T-shirt ACNE STUDIOS, Veste Motard DIESEL, Short MARINE SERRE, Bas de bikini LGNC, Bijoux MAM.

 

Aujourd’hui, tu évolues aussi dans des univers qui dépassent la musique : la mode, la beauté… Est-ce qu’il y a encore des endroits où tu te demandes ce que tu fais là ?

Je repense à mon premier Festival de Cannes l’année dernière. C’était vraiment un moment où je me suis demandé : « Est-ce que c’est ma place ? » Il y avait tout ce truc de légitimité. Qu’est-ce que je fais là ? Même aujourd’hui, je reste émerveillée par certaines choses que je vis.

 

Tu représentes beaucoup de choses pour de jeunes femmes qui se reconnaissent en toi. Est-ce que cette responsabilité te pèse parfois ?

Je ne parlerais pas de pression. Je pense plutôt que c’est une chance. Quand j’étais petite, il n’y avait pas forcément beaucoup de femmes qui me ressemblaient dans les endroits où j’avais envie d’aller. Aujourd’hui, si je peux être un moyen de représentation pour certaines petites filles ou d’autres femmes, alors j’ai énormément de chance. Je suis reconnaissante et heureuse de pouvoir participer à cette expansion des représentations de femmes noires dans le paysage public.

 

Les gens commentent presque autant tes looks que ta musique. Est-ce qu’un vêtement peut raconter quelque chose qu’une chanson ne raconte pas ?

La mode est avant tout une manière de continuer à faire de l’art. Chaque apparition est réfléchie. Quand on travaille avec mes stylistes (Antoine Le Glaunec et Krystophe Bouvier, les créateurs derrière la marque LGNC), il y a toujours une intention derrière. C’est une autre façon d’exprimer mon univers. C’est un moyen d’étendre ma musique sur d’autres moyens de représentation, la mode et le maquillage, ça en fait partie.

 

Y a-t-il un look qui t’a demandé plus de courage que les autres ?

Celui des Flammes cette année, j’étais en Queen Sheba. Ça m’a demandé quand même pas mal de courage et de force d’endosser ce look-là. Pour toute la symbolique qu’il y a derrière…je me suis regardée dans le miroir avant de sortir, je me suis dit : est-ce que je le fais vraiment ? Est-ce que je me sens belle ? J’ai eu énormément de doutes. Pour moi, c’était quand même un cap à franchir.

Veste en cuir upcyclée LOU DE BETOLY, Bikinis métallisés STRIPLINK, Bijoux MAM et FLORENTINA  et Chaussures CROCSTM

 

Tu fais partie d’une génération qui construit aussi son image sur les réseaux sociaux. Est-ce que c’est plutôt un terrain de jeu ou un endroit que tu ne maîtrises pas forcément ?

Je pense que c’est un peu les deux. Il y a des fois où ça va être un terrain de jeu et d’autres fois où en termes de travail, les réseaux sociaux, ce n’est pas encore ce que je maîtrise le plus. C’est quelque chose que je dois apprendre à travailler et à utiliser comme outil puisque maintenant c’est très important dans une carrière d’artiste pour réussir à toucher un public. C’est l’un des moyens promotionnels le plus utilisé et le plus efficace. Il faut apprendre à le manier. Et des fois, je pense que je devrais en montrer un peu plus sur les réseaux parce qu’il y a une communauté qui est là, qui m’a soutenue depuis la télé et qui continue de me soutenir. On n’est pas tout le temps en concert, il faut que je leur parle et leur montre plus je pense. Tout en respectant une distinction entre vie privée et vie publique.

 

Quand tu regardes le chemin parcouru, est-ce que tu réalises ce qui est en train de t’arriver ?

C’est ouf. Je pense que chaque jour, justement, je suis de plus en plus reconnaissante de ce parcours accéléré. Mais j’ai mis du temps à réaliser. Je pense même que je ne réalise pas encore tout. Après l’Olympia et les dernières dates de la tournée, j’aurais peut-être besoin de deux ou trois semaines de pause et d’absence sur les réseaux sociaux pour me reconnecter à tout ça et me dire « Waouh, meuf, c’est fou tout ce que tu vis ». Tout va tellement vite que c’est parfois compliqué de se rendre compte du chemin parcouru et de tous les accomplissements. En tout cas, je suis hyper fière et reconnaissante de pouvoir passer justement d’une cover de ‘Bécane’  dans un parking à l’Olympia.

 

Dans dix ans, qu’aimerais-tu qu’on retienne d’Ebony ?

Je veux qu’on retienne qu’Ebony, c’est une artiste qui a su rester elle-même et qui a su imposer son univers sur la scène musicale française. Tout en touchant les cœurs et en amenant les gens avec elle dans son voyage.

T-shirt DIESEL, Body en latex AVELLANO, Chaussures CROCSTM ,Ceinture à Boucles LA FORMELA, Ceinture en cuir DIESEL et ACNE STUDIOS, Bijoux JUSTINE

 

Talent : Ebony
Photos : Alex Brunet et Olga Varova 
Stylisme : Antoine Le Glaunec et Krystophe Bouvier
Coiffure : Tracy Bosc
Maquillage : Clotilde Puvis de Chavannes
Ongles : Chloé Momi
Vidéo : Lisa Miquet
Assistant photos : Matei Focs
Set Design : Hugo Robin
Post Production : Masha Romanova
Lieu : Cady Cruise

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