Le phœnix représente pour moi le cycle infini de la croissance personnelle ou professionnelle, ainsi que les différentes parties de soi que l’on doit laisser de côté en chemin. Partout où il y a une forme d’évolution, il y a aussi des deuils des parties de soi, et ce concept est très représentatif du processus créatif qui a accompagné mon album.
Tu as coécrit Phoenix avec ton producteur Jason Brando et les musiciens qui t’entourent, alors qu’auparavant, tu avais l’habitude de composer en solo. Comment as-tu vécu cette nouvelle expérience ?
La coécriture a été une révélation pour moi. Pouvoir s’inspirer des histoires et influences respectives des gens avec qui j’ai collaboré a rendu le processus créatif hyperdynamique et agréable.
La co-écriture m’a permis de sortir de ma zone de confort et d’explorer toutes sortes de styles musicaux. Nous nous sommes énormément amusés avec la production et la recherche musicale et puisque j’écoute moi-même de la musique très variée (de la pop, au jazz, au hip-hop au r’n’b…), je voulais que les genres musicaux qui se retrouvent sur l’album soient à l’image de mes goûts personnels.
Tu termines ton album par le titre « Je quitte » où on t’entend dire “je quitte, mais je ne te quitte pas“ — un au revoir particulièrement doucereux. Peux-tu nous parler un peu plus de l’histoire qui a inspiré cette chanson ?
“Je quitte“ est une chanson qui parle d’avoir besoin d’espace et de temps. Parfois, l’amour n’est pas assez pour soutenir toute une relation et la routine peut user les gens. Que ce soit un mois, une heure ou un an, le temps peut réparer bien des choses, dont les cœurs.
L’album est très personnel, donc toutes les chansons sont en quelque sorte des petits chapitres de ma vie. La chanson la plus proche de moi s’intitule “Sun Goes Down (Buddy)“. Elle parle d’un de mes meilleurs amis qui a vécu une phase extrêmement difficile de sa vie pendant laquelle j’ai eu peur de le perdre. J’ai voulu écrire une chanson pour lui dire qu’il n’était pas seul et que beaucoup de gens l’aimaient et étaient là pour lui.
Dans le morceau “XOXO”, tu as trafiqué ta voix pour obtenir ton double masculin… C’est sympa un duo avec soi-même ? Et y a-t-il des artistes avec qui tu rêverais de collaborer ?
Le duo de “XOXO“ est arrivé accidentellement en studio quand nous avons baissé la tonalité d’une piste vocale sans le faire exprès. Nous avons trouvé le résultat très chouette et l’avons donc gardé ainsi, mais c’était une heureuse surprise pour nous au moment où cela s’est passé ! Mes collabs de rêve seraient Frank Ocean, Stormzy, Burna Boy et Radiohead !
J’ai toujours adoré performer et si j’ai toujours une belle excitation avant de jouer, ce n’est jamais un stress incontrôlable. J’ai extrêmement hâte de remonter sur scène ! Je trouve que la musique en général prend tout son sens lorsqu’elle est partagée dans un contexte live et j’ai donc hâte que mes nouvelles chansons puissent prendre vie en les partageant avec les gens.
Ton morceau “Sad Girls“ est particulièrement poignant… Quel conseil donnerais-tu pour encourager toutes les sad girls qui t’écoutent ?
Canaliser nos peines à travers nos passions est, à mon avis, la meilleure façon de puiser dans notre vulnérabilité pour grandir.
Styliste : Gemma Bedini
Assistant styliste : Ihssane El idrissi
Maquilleuse : Marie Dufresne
Coiffeuse : Damien Lacoussade
Production : Producing Love
Remerciement : Le Trianon, 80 boulevard de rochechouart 75018 PARIS
Styliste : Gemma Bedini
Collier VIBE HARSLOF
Boucle d’oreille MEJURI
Robe ANTONIA SCHREITER
Chaussures VANS
Bijoux MEJURI
Veste LOEWE
Boucle d’oreille MEJURI
Chaussures ADIDAS




