Ambre : « Même si j’ai peur, j’avance »

À l’occasion de son shooting réalisé en collaboration avec M•A•C Cosmetics, nous avons retrouvé la chanteuse quelques jours après la sortie de son premier single. On parle musique, image, confiance en soi, création et pop culture.

Depuis sa sortie de la Star Academy, Ambre prenait son temps. Un choix parfois questionné, mais nécessaire pour trouver les mots justes. Avec “j’me demande”, son tout premier single, la jeune artiste signe une prise de parole sincère et profondément personnelle.

Veste, Chemise et Pantalon DIOR

Pendant longtemps, le public t’a découverte en tant qu’interprète. Comment s’est passée la transition en tant qu’autrice de ta propre chanson ? 

Ça n’a pas vraiment été difficile parce que c’est quelque chose d’hyper sincère. Le processus de création de cette chanson était super smooth, c’est vraiment allé tout seul. Et ce n’est pas parce qu’on est interprète qu’on n’est pas artiste. On a juste une partie de notre carrière où on fait nos armes. Et c’est normal !  Ce qui est bien avec le fait d’avoir fait nos armes à la Star Ac c’est qu’on a la visibilité dont on a toujours rêvé. Et c’est une vraie chance. Aujourd’hui, j’ai la chance de pouvoir faire un album, d’avoir présenté mon premier single et de dire ce que j’ai envie de dire dans ma musique.

 

Est-ce qu’on se sent plus exposé quand on chante sa propre histoire ?

Très sincèrement, les quelques fois où j’ai déjà présenté “j’me demande” en live, je ne me suis jamais sentie plus gênée ou plus mise à nu que lorsque je chante les chansons des autres. C’est vrai que c’est assez “space”. Je me livre complètement sur scène, mais je crois que c’est quelque chose que je faisais déjà avant au château avec les chansons des autres. Mais peut-être que je n’ai pas encore conscientisé la gêne. Pour l’instant, ça va. Je prends beaucoup de plaisir et c’est kiffant de pouvoir présenter cette histoire. So far so good !

 

Tu te souviens de la première fois où tu l’as chantée sur scène ?

J’ai ressenti une certaine forme de libération. La chanson était prête depuis longtemps et j’avais juste envie de la partager. Quand je l’ai enfin chantée, c’était un peu comme un “ça y est, c’est fait, c’est donné au public et après vous en faites ce que vous voulez”. Parce que oui, j’étais un peu tendue avant de monter sur scène, ce qui est rare chez moi. Mais quand j’ai terminé, j’ai senti un poids s’enlever de mes épaules. Je me suis dit : maintenant, la machine est lancée.

Veste et Jupe AMANDINE LEOST, Chaussures DIESEL

Beaucoup de personnes ont commenté le temps que tu as pris avant de sortir ta musique. Pourquoi c’était important de prendre le temps ?

Parce que si je m’étais précipitée, j’aurais fait n’importe quoi. Quelque chose qui ne me ressemble pas, quelque chose de fade ou qu’on a déjà entendu des milliers de fois. C’était essentiel de prendre ce temps pour mettre beaucoup de moi dans cette première prise de parole. Si j’avais sorti un titre une semaine après ma sortie du château, je ne pense pas que j’aurais aimé ce que j’aurais proposé.

 

Pourquoi avoir commencé avec “j’me demande” ?

Parce que c’était exactement ce qui me touchait à ce moment-là. Tout allait très vite. J’ai 19 ans, je sors d’une aventure très intense. Je n’arrivais pas à en parler à mes proches, mes parents. Le soir, je me retrouvais seule avec mes questions. Et il y avait des moments où les sessions studio n’étaient pas concluantes ou simplement j’étais au bout de mes forces et donc je me suis demandé comment j’allais gérer la suite. C’est normal d’avoir des doutes. Et la chanson parle de ces doutes-là, mais aussi du fait d’avancer malgré eux.

 

Les questions occupent une place importante dans ce morceau. Est-ce que ça te définit dans la vie ?

Paradoxalement, je suis une fonceuse de nature donc pas vraiment. Mais en même temps, à la fin de la journée, je suis quelqu’un qui se pose énormément de questions. Parce que je me fixe des objectifs de dingue et du coup je me pose des questions quant à leurs réalisations. Si je devais me résumer aujourd’hui, ce serait : j’ai peur, mais même si j’ai peur, j’avance.

 

Finalement, assumer ses doutes, ce n’est pas une forme de confiance en soi ?

Peut-être. En tout cas, je voulais que ce premier titre soit hyper authentique. Je ne pouvais pas être plus sincère que dans cette période de ma vie où je ne comprenais pas grand-chose à ce qui m’arrivait et où j’avançais simplement. Je suis fière de cette chanson parce qu’elle est honnête.

Veste et Jupe LES FLEURS STUDIO

Pour accompagner la sortie du titre, tu as imaginé une expérience inspirée du travail de Marina Abramović, basée sur le regard et la connexion avec ton public. Pourquoi ?

Marina Abramović laisse une place immense à l’humain. Quand j’ai voulu faire cette expérience, je me suis dit que puisque j’étais complètement nue émotionnellement dans cette chanson, j’avais envie de rencontrer les personnes qui allaient potentiellement l’écouter. Juste se regarder dans les yeux, sans parler. Je trouve qu’on ne fait plus assez ça aujourd’hui. Quand on se regarde droit dans les yeux, on ne peut rien cacher. Et avec la musique, c’est pareil. On ne peut pas mentir.

 

Ton univers est nourri par beaucoup de références. Quels artistes t’inspirent aujourd’hui ?

Évidemment, Lady Gaga est une immense source d’inspiration depuis que je suis toute petite, tout le monde le sait. J’adore aussi Ariana Grande parce que au-delà de la voix, je trouve qu’elle a réussi à créer un nouveau genre à la fois de la Pop, du  R&B et de la Trap. Et puis j’écoute aussi beaucoup de rock comme Goo Goo Dolls.

 

Cette importance accordée à l’univers visuel, on la retrouve aussi dans ton rapport à l’image. À l’occasion de ce shooting avec M•A•C Cosmetics, qu’est-ce qui t’a attirée dans cette collaboration ?

J’ai trouvé ça super inspirant parce qu’au-delà du fait que je me maquille tous les jours sur la tournée, le maquillage est une autre branche de notre expression. C’est une forme d’art. Quand on se maquille, on dessine son visage, on accentue certains traits, on en atténue d’autres. On fait ce qu’on veut. Je trouve ça génial. C’est une vraie forme d’expression. Quand je vois ce que certaines pop stars ou drag queens arrivent à faire avec le maquillage, je trouve ça incroyablement inspirant.

Veste DIESEL, Chapeau CHOCHENGCO

Pendant ce shooting, y a-t-il un look qui t’a particulièrement marquée ?

Oui, le tout premier. Celui où mes yeux n’étaient presque pas maquillés. Je fais souvent des maquillages qui assombrissent le regard avec du crayon noir. Là, découvrir cette version plus douce de moi, ça a tout changé. Je me suis vraiment découverte autrement. Je me suis même couchée en me disant qu’il fallait absolument que je refasse ce look.

 

Tu as aussi découvert le M•A•CStack Mascara et le Lustreglass Stainglass Lip Tint. Est-ce que ce sont des produits que tu pourrais utiliser au quotidien ?

Franchement, oui. Déjà, je n’hydrate pas du tout mes lèvres, c’est un vrai problème. Donc ça m’a fait plaisir d’utiliser le Lustreglass Stainglass Lip Tint parce que je me suis sentie beaucoup plus hydratée que d’habitude, si je peux être totalement honnête. Et pour le mascara, je suis contente qu’on m’ait proposé ce produit-là parce que c’est quelque chose que je n’utilise pas assez au quotidien. Pourtant, ça change complètement le regard et le make-up.

 

Entre les deux, lequel finirait le plus souvent dans ton sac ?

Je pense au Lustreglass Stainglass Lip Tint, à 100 %. Tout simplement parce que je serais plus d’attaque à le mettre souvent que le mascara. Et puis, comme je ne prends jamais vraiment le temps d’hydrater mes lèvres, ça me pousserait justement à commencer par celui-là.

Top RE-PULL, Produit MAC Lustreglass Stainglass Lip tint

 

Tu te souviens de ton premier souvenir lié au maquillage ?

J’allais dans la salle de bain de ma mère quand elle n’était pas là. Je m’asseyais dans le lavabo et je prenais n’importe quoi dans sa trousse de maquillage. Mon teint était orange, catastrophique ! Je pensais savoir ce que je faisais alors que pas du tout. Mais ça reste un super souvenir.

 

Et pour finir, quelle est ta dernière obsession ?

Je crois que j’ai fait une petite hyperfixation sur les Pokémon récemment. C’est complètement des achats compulsifs mais les cartes Pokémon mon Dieu… Mais sinon, je suis aussi toujours fascinée par Marina Abramović. J’ai regardé énormément de ses performances ces derniers temps. C’est une femme hyper inspirante pour moi. Elle est sans limite. Tout ce qu’elle fait avec son corps, le courage qu’elle a, sa bravoure… Je pourrais en parler pendant des heures.

Top, Jupe et Combinaison MARINE SERRE

Talent : Ambre
Photos : Mélanie Doh
Stylisme : Mathis Bouquillion
Assistante Stylisme : Daphnée Roux
Coiffure : Fabien Giambona
Maquillage : Marieke Thibaut
Vidéo : Raphaël Hay
Assistants photos : Lény Cois & Sidati Bk
Set Design : Yasmine Benslim
Assistant Set Design : Nel Gilles

Retouches peau : Touch87

Prochain article

Les looks les plus Badalada des Flammes

Les looks les plus Badalada des Flammes

Les Flammes, c’est ce moment de l’année où la scène urbaine s’empare du tapis rouge et où les artistes se transforment en véritables icônes de style. Des tenues qui brillent, qui choquent, qui fascinent – en un mot : Badalada. Ce terme portugais, qui désigne ce qui...