Vingt ans après « Don’t Cha », les Pussycat Dolls n’ont rien perdu de leur pouvoir. Désormais réunies en trio, Nicole Scherzinger, Ashley Roberts et Kimberly Wyatt reprennent leur Doll Domination avec la même énergie, quelques chorégraphies cultes et beaucoup de self-love. Après un concert parisien sold out, elles se confient à NYLON France sur leur retour, leur héritage et l’art d’être une Pussycat Doll en 2026.
Nicole porte une Robe VEX CLOTHING, Chaussures JIMMY CHOO, Bagues et clous d’oreilles ROCKFORD COLLECTION / Kimberly porte une Combinaison VEX CLOTHING, Chaussures FLOR DE MARIA / Ashley porte un Haut VEX CLOTHING, Jupe MUGLER, Chaussures FLOR DE MARIA, Bague ALEXIS BITTAR
Dans chaque personne sommeille une Pussycat Doll. C’est le motto du groupe depuis 2005. Et on ne peut pas le nier : les Pussycat Dolls ont ce pouvoir de réveiller en nous ce petit quelque chose qui nous pousse à bouger. Littéralement. Danser, sortir de chez soi, s’apprêter, aller au sport ou simplement enfiler sa confiance en soi comme sa plus belle tenue.
Depuis vingt ans, les Dolls accompagnent toute une génération. Pour certain·e·s, elles ont été un véritable gay awakening, pour d’autres, la bande-son de leur adolescence ou même le déclic d’une carrière dans la danse. Bref, difficile de mesurer tout ce que ce groupe a pu inspirer.
Inutile de refaire toute l’histoire. Pour la faire courte, les Pussycat Dolls étaient d’abord une troupe burlesque de Los Angeles, qui a vu défiler quelques illustres invitées, de Britney Spears à Christina Aguilera, en passant par Gwen Stefani, Scarlett Johansson ou Paris Hilton, avant de devenir le girl group que l’on connaît, avec Nicole Scherzinger en tête d’affiche. La suite ? Un premier album no skip, rempli de tubes aux influences R&B, puis un deuxième, plus pop et synthétique, calibré pour dominer le monde. Mission accomplie.
Évidemment, vingt ans de girl group viennent avec leur lot de dramas. Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse aujourd’hui. Après une tentative de retour en 2020, annoncée notamment par une performance devenue culte sur le plateau de The X Factor UK, les Pussycat Dolls reprennent aujourd’hui leur Doll Domination là où elles l’avaient laissée. Désormais réunies en trio, Nicole Scherzinger, Ashley Roberts et Kimberly Wyatt n’ont plus grand-chose à prouver. Leur date parisienne, rapidement sold out, en est la preuve.
Car au-delà des chorégraphies millimétrées, des talons vertigineux et des refrains que l’on connaît tous par cœur, les Dolls continuent d’incarner quelque chose de très particulier : l’empowerment féminin, le self-love et la liberté d’être exactement qui l’on veut.
Quelques jours après leur concert parisien, alors qu’elles s’apprêtent à monter sur scène à Dublin, j’ai retrouvé Nicole, Ashley et Kimberly sur Zoom pour parler de cette nouvelle vie à trois, de leur héritage, de mode et de ce que signifie être une Pussycat Doll en 2026.
Kimberly porte une Robe REVOLVE LOS ANGELES, Lingerie COMMANDO, Chaussures FLOR DE MARIA, Gants TOUCHÉ GLOVES, Boucles d’oreilles ALEXIS BITTAR / Nicole porte une Robe et des Chaussures ROBERTO CAVALLI, Bagues et clous d’oreilles ROCKFORD COLLECTION, Collants WOLFORD / Ashley porte une Robe DOLCE & GABBANA, Chaussures JIMMY CHOO, Ras-de-cou LENI JAMES, Lingerie COMMANDO, Bracelets personnels de l’artiste
Nicolas : Avant de commencer, est-ce que vous pourriez partager une astuce simple ou un exercice de respiration que nos lecteurs pourraient utiliser pour se détendre avant un événement important ? J’en ai clairement besoin maintenant, c’est vraiment un honneur pour moi de vous interviewer ! Et est-ce qu’il y a quelque chose que vous faites avant de monter sur scène ?
Ashley : Absolument. Toutes les trois, on fait cet exercice très simple : le soupir physiologique.
Personnellement, je pratique le breathwork depuis plus de onze ans maintenant. J’ai donc une pratique quotidienne avec des spinal flexes, l’Ego Eradicator et toutes sortes d’autres exercices de respiration.
Mais je pense que, si vous ressentez juste un peu de stress et que vous voulez réguler votre système nerveux, vous pouvez faire le soupir physiologique. Tu veux qu’on le fasse ensemble ?
Nicolas : Oh, avec plaisir !
Ashley : Alors vous inspirez par le nez, vous reprenez une toute petite gorgée d’air supplémentaire par le nez une fois arrivé en haut de l’inspiration, puis vous relâchez tout en expirant.
Faites-le deux ou trois fois et cela régulera votre système nerveux. Vous vous sentirez un peu plus calme.
Nicolas : J’adore. Merci beaucoup.
Ashley : Avec plaisir.
« La danse a toujours été la colonne vertébrale des Dolls »
Nicolas : Quand vous repensez à votre histoire, quels sont les moments clés qui ont façonné les Pussycat Dolls ? Est-ce qu’il y a une performance, une récompense ou un souvenir qui ressort particulièrement pour chacune d’entre vous ?
Ashley : Pour moi, c’était de recevoir le Moonman, l’une des statuettes des MTV Awards. En grandissant, je regardais MTV Cribs et je voyais tous les artistes que j’aimais et que j’admirais avoir leurs Moonmen MTV chez eux. Ça symbolisait le fait qu’ils étaient en place, qu’ils cartonnaient, qu’ils dominaient le game.
Quand on a reçu le nôtre, je me suis dit : « Waouh. » Ça représentait vraiment beaucoup. Et on l’a reçu pour Best Dance Video, donc ça avait énormément de sens pour nous.
Kimberly : Je rejoins totalement Ashley là-dessus, parce que les Pussycat Dolls se sont construites autour de la danse. La danse a toujours été la colonne vertébrale des Dolls et, avec le chant, c’est aussi ce qui nous différenciait de la plupart des groupes pop.
Remporter deux fois un Moonman, pour Best Dance Video et Best Dancing in a Video, a vraiment confirmé que nous étions en train de faire bouger les choses dans ce domaine.
J’ai aussi le sentiment que cela a ouvert la voie à beaucoup de groupes pop et d’artistes d’aujourd’hui, comme Tate McRae. Grâce à ce que nous avons fait, la danse occupe désormais une véritable place dans la pop. C’est vraiment cool de savoir que nous avons pu créer ce moment ensemble.
Nicolas : Quelle chanson des Pussycat Dolls a eu le plus grand impact personnel sur vous ? Pas nécessairement votre titre préféré, mais celui qui résonne le plus en vous.
Ashley : Je pense que cela a changé au fil des années. Au départ, pour moi, c’était « Buttons ». Quand ce beat arrivait, c’était nasty !
Mais aujourd’hui, quand nous montons toutes les trois sur scène et que « Stickwitu » commence, avec toutes ces lumières dans les airs qui se balancent d’un côté à l’autre, j’ai l’impression que nous prenons collectivement le temps de vivre ce moment chaque soir. C’est tellement spécial et tellement beau à vivre.
Kimberly : Je dirais que « I Don’t Need a Man » occupe une place très spéciale dans mon cœur. J’ai l’impression que cette chanson a vraiment défini ce que signifie être une Pussycat Doll : ne pas avoir besoin de donner son pouvoir à qui que ce soit, ni de prouver quoi que ce soit à qui que ce soit, mais simplement assumer ce pouvoir et prendre sa place.
Surtout quand on interprète « I Don’t Need a Man » aujourd’hui, on sent que le public laisse sortir son inner Doll. À ce moment-là, on ne fait plus qu’un avec lui. Voir à quel point cette chanson résonne encore toutes ces années plus tard, c’est assez épique.
(Nicole rejoint l’appel vidéo.)
Kimberly : Nicole, ton micro est coupé.
Nicole : C’était quoi, la question, déjà ?
Nicolas : Merci de nous rejoindre, c’est vraiment incroyable ! Je demandais quelle chanson des Pussycat Dolls a eu le plus grand impact personnel sur toi ? Celle qui résonne le plus en toi, dans ton âme.
Nicole : Jésus ! Je pense comme les filles. « Stickwitu », c’est un vrai pinch me moment. J’ai vu la vidéo TikTok d’un artiste qui disait qu’il fallait, pendant le show, prendre un instant pour réaliser : « Tout ce dont j’ai toujours rêvé, c’est ça. J’y suis. » Parfois, sur scène, j’y pense et avec les filles, on se regarde simplement. On sait qu’on est en train de vivre ce moment ensemble.
Donc, comme elles l’ont dit, « Stickwitu ». Et aussi « I Don’t Need a Man », comme Kim l’a dit. On parle toujours du fait d’être des baddies, mais quand on la chante ensemble, on a vraiment l’impression d’être ces baddies.
Nicolas : Absolument. Ça se ressent vraiment pendant la tournée. À Paris, pour moi, il y a eu deux grands moments assez inattendus : « I Don’t Need a Man » et « Stickwitu ». On voyait à quel point ces chansons comptaient pour toutes les personnes présentes. J’ai d’ailleurs l’impression que ce sont les moments qui ont été les plus partagés sur les réseaux.
Nicole : J’aime aussi « Hush Hush » parce que, dès que les premières notes résonnent, le public… Ils chantent les chansons à notre place. C’est aussi un titre très empowering.
Ashley : À Paris, c’était la folie. On en parle encore aujourd’hui. L’énergie dans la salle était incroyable. À chaque chanson, dès que le beat arrivait, le public réagissait comme ça. C’était tellement beau et incroyable à vivre.
Nicole : C’était vraiment l’un des shows les plus magiques.
Nicole porte un total look DOLCE & GABBANA, Bague ROCKFORD COLLECTION / Ashley & Kimberly porte un total looks DOLCE & GABBANA
Nicolas : Si chacune d’entre vous devait choisir un clip des Pussycat Dolls qui correspond le mieux à son style personnel – en parlant uniquement de mode et de direction artistique -, lequel choisiriez-vous ?
Nicole : J’ai l’impression que c’était bold et nouveau pour nous à l’époque, mais j’ai vraiment adoré ce qu’Andrea Lieberman ( la styliste derrière les tenues iconiques du clip de Don’t Cha ) a fait pour « Don’t Cha ». C’était vraiment unique.
Et puis j’ai aussi aimé l’évolution jusqu’à « React » et ce que nous sommes aujourd’hui.
Ashley : Pour moi, ce serait « Buttons ». Déjà, ce tournage était complètement fou. Le tournage du clip a duré plusieurs jours, ce qui ne se fait plus vraiment aujourd’hui. Mais le feu, le décor et la lumière étaient tellement simples et épurés, tout en ayant tellement d’impact. Pour moi, je pense que c’était l’un de nos meilleurs clips.
Nicolas : Comment décririez-vous l’évolution du style des Pussycat Dolls, depuis le premier album, comme si Pharrell Williams et Gwen Stefani avaient habillé leurs propres poupées, jusqu’à « React » et son esthétique beaucoup plus latex ?
Ashley : Aujourd’hui, c’est fun, non ? Nous sommes les Pussycat Dolls. C’est féminin, c’est fierce et c’est fun.
Parfois, nous sommes un peu plus aguicheuses ou un peu plus insolentes. On veut simplement s’amuser avec la mode.
Nicole : Ce qui est fun avec les Dolls, c’est que nous avons pu garder certains looks très street et cool, puis les rendre chics, avant de nous transformer en nos propres super-héroïnes. Et même en poupées au sens littéral, comme si quelqu’un avait créé des Bratz à l’image des Pussycat Dolls.
Mais je pense que c’est le style de Kimberly qui a le plus changé.
Kimberly : Je vous le dis, quand on regarde le chemin parcouru entre « Don’t Cha » et tous les clips et toutes les chansons qui ont suivi, on voit vraiment l’évolution d’une jeune femme qui s’amuse avec son style, avec sa manière de performer et avec tout le reste.
Entre « Don’t Cha » et « React », on voit cette féminité puissante prendre toute sa dimension. Dans « React », nous sommes des femmes adultes qui assument tout ce parcours et toute l’évolution de ce que signifie être une Pussycat Doll.
C’est vraiment intéressant de revenir en arrière, de voir comment tout cela s’est construit et de savoir que nous avons permis à notre public de grandir avec nous, à travers toute cette musique et tous ces clips. Je pense que cela montre une évolution très puissante.
Nicolas : Totalement. J’adore cette idée : vous êtes réellement devenues des super-héroïnes.
Ashley porte une Robe SELF-PORTRAIT, Chaussures JIMMY CHOO, Bijoux ALEXIS BITTAR / Nicole porte un Haut AREA via FWRD, Pantalon MONOT via FWRD, Boucles d’oreilles AREA, Bagues ROCKFORD COLLECTION, Bracelets ALEXIS BITTAR / Kimberly porte un Haut ZUHAIR MURAD, Collants WOLFORD, Chaussures JIMMY CHOO, Bijoux ALEXIS BITTAR
Nicolas : Vos derniers grands concerts à Paris remontent à 2006 et 2009, quand de très jeunes Rihanna et Lady Gaga, qui étaient alors des artistes émergentes, assuraient vos premières parties. Vous avez toutes parcouru tellement de chemin depuis. Qu’aimeriez-vous dire aux femmes que vous étiez à cette époque ?
Kimberly : (Rires.) On a combien de temps ?
Ashley : J’aimerais lui dire : Amuse-toi, sois gentille avec toi-même et essaie d’être davantage dans le moment présent. Il se passait énormément de choses à cette époque.
Cette fois-ci, en revenant en étant les femmes que nous sommes aujourd’hui, nous avons vraiment mis beaucoup d’intention dans tout cela. Une de mes amies a vu le show hier soir et m’a dit : « J’ai adoré le début, avec le P pour passion, le C… » Tout ça.
Nous voulions vraiment profiter. Comme Kim l’a dit, nous sommes des femmes aujourd’hui. Nous avons vécu énormément de choses. Pouvoir revenir sur cette scène en étant les superwomen et les puissantes baddies que nous sommes aujourd’hui, ça représente beaucoup.
Je ne me souviens même plus de la question maintenant !
« Nous avons vraiment créé un espace centré sur l’unité, le pouvoir, les femmes qui se rassemblent et les femmes qui soutiennent d’autres femmes. »
Kimberly : Si nous pouvions revenir vers ces filles que nous étions, à l’époque où Rihanna et Lady Gaga faisaient nos premières parties, et voir ensuite le tremplin que ces moments ont représenté pour ces incroyables artistes féminines, qui ont fini par atteindre la stratosphère avec tout ce qu’elles ont accompli…
Je pense que l’industrie était vraiment difficile à cette époque, et nous l’avons toutes ressenti. Je leur dirais de faire confiance à leur raison d’être à ce moment-là et de savoir que leur propre parcours sera toujours aussi puissant que celui de n’importe qui d’autre.
Aussi difficile que puisse être ce parcours, ce qui t’anime trouvera toujours un moyen de rayonner.
Ashley : C’est aussi très cool, parce qu’on peut voir l’influence que nous avons eue. Tate McRae a littéralement porté quelque chose qui ressemblait à l’un de nos looks de l’époque, et KATSEYE aussi.
C’est vraiment cool de voir que nous avons eu ce genre d’impact sur la nouvelle génération.
« Quand d’autres femmes sont comme ça autour de toi, ça fait grandir ton propre super-pouvoir. »
Nicolas : Nicole, est-ce que tu ajouterais quelque chose à la jeune femme que tu étais en 2009 ?
Nicole : On en parle un peu dans nos VTs. (Les vidéos diffusées pendant le show.)
Tu es tellement plus courageuse que tu ne le crois. Et je pense que, comme Ashley l’a dit, il faut être plus gentille avec soi-même.
Chaque soir, j’écoute les VTs des filles – OMG, je suis sur le point de pleurer – et j’emporte leurs mots avec moi avant de monter sur scène.
Même si nous sommes trois femmes différentes, nous sommes toutes connectées. Nous avons traversé cette aventure ensemble, tout ce tourbillon complètement fou de pop stars, mais il y a aussi le parcours de la vie.
Nous sommes liées. C’est beau de ressentir cela et d’avoir ce fil invisible entre nous. Quand Kimberly et Ashley parlent, leurs mots résonnent aussi en moi.
Donc, je crois que je lui dirais : tu es tellement plus courageuse que tu ne le crois. C’est vraiment agréable d’en être arrivée là, parce que ça n’a pas toujours été le cas. Et maintenant, j’ai enfin l’impression de comprendre ce qu’est vraiment une Pussycat Doll.
Je pense que c’était important pour nous de commencer le show avec l’acronyme PCD : passionate, courageous, devoted, divine – passionnée, courageuse, dévouée, divine. Tous ces mots décrivent ce que signifie être « hot like me » aujourd’hui.
Qu’est-ce que cela symbolise maintenant ? Il y a tellement plus de nuances et tellement plus de profondeur.
Évidemment, sur scène, on donne tout, on dévore la scène et on s’éclate, mais il y a tellement plus de dimensions aujourd’hui. Cela rend le tout beaucoup plus riche et beaucoup plus profond.
Nicolas : Puisqu’on parle de la tournée, qu’avez-vous redécouvert les unes chez les autres en la préparant et en la vivant sur scène ?
Kimberly : J’ai l’impression d’apprendre chaque jour, mais je pense que le plus important, c’est de pouvoir arriver avec de l’enthousiasme tout en sachant que chacune a son propre processus pour parvenir à ce qu’elle considère comme sa meilleure version sur scène.
Mais il faut aussi garder à l’esprit que le processus de chacune est différent. Parfois, nous avons besoin de notre propre espace et, parfois, nous traversons nos propres difficultés.
Il s’agit d’être suffisamment présentes, encourageantes et enthousiastes dans cet environnement pour pouvoir nous reconnecter et être prêtes à devenir puissantes ensemble, dans l’unité. C’est tellement important.
Nous avons énormément grandi et appris à prendre pleinement notre place. Je pense que cette évolution nous a permis de reconnaître la puissance de chacune d’entre nous.
Il faut aussi avoir conscience de ce dont chacune a besoin pour atteindre l’excellence individuellement, afin que nous puissions ensuite l’atteindre ensemble, en tant que troupe.
Nicole : J’aime aussi énormément cette nouvelle phase pour les Dolls, ce retour 87 ans plus tard ! (Avec une voix de vieille personne.)
Quand je suis sur scène avec les filles, je ne sais pas… Ce n’est pas seulement que tout semble juste. Je ressens aussi tellement de générosité de leur part. Elles sont tellement généreuses sur scène.
Quand d’autres femmes sont comme ça autour de toi, ça fait grandir ton propre super-pouvoir. Tu te sens encore plus… Vous voyez ce que je veux dire ? J’espère que nous produisons cet effet les unes sur les autres.
Kimberly : Amen, sister !
Ashley : Oui, c’est exactement ça.
Sur scène, il y a de petits moments où nos regards se croisent. On rigole un peu, on se fait un petit clin d’œil. On se fait comprendre que nous sommes là les unes pour les autres et que nous sommes présentes ensemble sur cette scène.
Il peut y avoir un moment où tu vois que l’une d’entre nous traverse quelque chose, et c’est comme si on lui disait : « Non. On revient. On revient ensemble. »
Je pense que les gens peuvent voir cette énergie chez nous cette fois-ci. Ils voient que nous sommes vraiment connectées et que c’est sincère. Nous le ressentons et je pense que le public le ressent aussi.
« Nous voulons que les gens soient la version la plus authentique et la plus fabuleuse d’eux-mêmes. »
Nicolas : Les Pussycat Dolls ont eu une immense influence sur la pop culture. Qu’aimeriez-vous pour le prochain chapitre et surtout quel héritage voulez-vous laisser ?
Et Nicole, puisque tu es désormais une légende de la comédie musicale, est-ce que tu as déjà imaginé « Pussycat Dolls: The Musical » ?
Nicole : Tu as dit « butt culture » ?
Nicolas : Pop culture. Évidemment, ou « bops culture », pourquoi pas !
Nicole : Attends, c’était quoi, la question, déjà ? J’étais tellement concentrée sur « butt culture ».
Nicolas : Ma question portait sur l’héritage des Pussycat Dolls et sur la suite.
Nicole : Je pense que c’est excitant pour nous aussi. Nous en parlions depuis des années, puis le Covid est arrivé. Donc, pour l’instant, nous essayons vraiment de rester dans le moment présent.
Évidemment, s’il y a une envie, un appétit pour davantage, et que les gens veulent plus des Dolls, nous verrons où nous en sommes dans nos vies et si nous avons la place nécessaire pour que cela puisse arriver.
Cette aventure a été vraiment fun pour nous. Donc oui, je pense qu’il ne faut jamais dire jamais avec les…
Je ne sais pas. L’un de mes rêves personnels est d’écrire une comédie musicale. Je ne sais pas si ce serait une comédie musicale sur les Pussycat Dolls, mais ça pourrait être fun.
Je ne sais pas si je vois vraiment sa place dans le monde du théâtre actuellement. Peut-être que cela pourrait prendre la forme d’une autre sorte de revue ou de quelque chose de différent, comme ce que nous avions fait à Las Vegas. Nous avions les Pussycat Dolls à Vegas, vous vous souvenez, les filles ?
Peut-être quelque chose comme ça. Mais honnêtement, nous essayons simplement de rester dans le moment présent et de profiter de ce que nous vivons.
Ashley : Concernant notre héritage, je le dis souvent, mais c’est quelque chose qui compte vraiment pour moi, et je pense que c’est aussi le cas pour les filles.
Nous voulons vraiment inspirer les femmes, et plus largement les personnes de tout âge, à poursuivre leurs rêves, parce qu’on ne sait jamais où la vie va nous mener.
Nous voulons que les gens soient la version la plus authentique, la meilleure, la plus gorgeous et la plus fabuleuse d’eux-mêmes. J’espère que nous pouvons les inspirer et créer un espace où ils peuvent venir, célébrer qui ils sont et se sentir suffisamment en sécurité pour le faire.
Nicolas : C’était justement ma dernière question : que signifie « PCD Forever » pour vous aujourd’hui ? Je pense que vous y avez déjà un peu répondu.
Kimberly : Puisque tu parlais d’héritage, je pense qu’il était vraiment important pour les Pussycat Dolls de se retrouver pour réécrire notre héritage et être véritablement présentes les unes pour les autres.
Nous en avons beaucoup parlé, mais je pense que « PCD Forever », c’est pouvoir regarder en arrière et être fières de ce que nous avons réussi à apporter sur scène, pendant les répétitions et, en tant que Dolls, dans la vie les unes des autres.
Nous avons vraiment créé un espace centré sur l’unité, le pouvoir, les femmes qui se rassemblent et les femmes qui soutiennent d’autres femmes.
Je pense que le monde a besoin de cela. Il se passe énormément de choses et il est vraiment nécessaire de changer le récit pour parler davantage de femmes qui défendent les femmes.
Cela s’étend aussi à la communauté LGBTQ+. Il y a tellement de choses qui s’opposent à ces deux groupes. Je pense que plus nous resterons ensemble, comme nous le chantons dans « Stickwitu », plus nous pourrons diffuser cette énergie et contribuer à guérir le monde grâce à l’héritage des Pussycat Dolls.
Nicole : Et pour ajouter à ce que Kimberly vient de dire, il y a aussi trois mots que nous avons gardés en tête en construisant le show : redefined, reclaimed and reunited.
Photos : @tylerpatrickkenny avec @tmgla
Interview : @nicolasdureau
Styliste : @lucafalcioni avec @opusbeauty
Coordination mode : @eugeniagamero
Assistante
styliste : @gaiakhat
Coiffure Nicole : @serenaradaelli avec @tmgla
Maquillage Nicole : @rokaelbeauty
Coiffure Ashley : @anastasiia.terebova
Maquillage Ashley : @matthewfishmanbeauty avec @thevisionariesagency
Coiffure Kimberly : @richardnormangrant avec @tmgla
Maquillage Kimberly : @tracewatkins avec @tmgla
Manucure : @marielleco avec @theonly.agency
Graphisme : c4ssjz
Assistant photo : @ky13hou
Assistant Rédaction : @michewcrn
Film : @andreyxfrazao
Seconde caméra : @giancarlo.bac
Musique : @bvoxlab @elzym._
Moto : @antonigg777
Set Design : @maxvonstrasser
Studio : Ramin Studio
Relations presse : @apexpublicrelations




