“Le Salon” de Valentino, Fusion de Splendeur et d’Intimité
Avec cette collection, Pierpaolo Piccioli ne se contente pas de confectionner des vêtements — il vise à les dépouiller de tout artifice tout en maintenant son sens de la poésie.
Pour sa nouvelle collection Haute Couture pour la Maison Valentino, intitulée Le Salon, Pierpaolo Piccioli a signé une véritable ode à la rencontre entre le fastueux et l’intime. Ainsi, sa collection se positionne au carrefour du temps, tissant un dialogue subtil entre l’héritage couturier de la Maison et sa contemporanéité vibrante. Au-delà d’une simple collection, Pierpaolo imagine Le Salon comme un sanctuaire où se côtoient avec une harmonie des plus naturel l’excellence artisanale et une créativité sans frontières. Chaque pièce de Haute Couture, fruit d’une réflexion méticuleuse sur l’individualité, célèbre l’équilibre entre contrastes chromatiques, texturaux et conceptuels, constituant ainsi une garde-robe féminine qui redéfinit avec audace et raffinement les codes de la couture.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Valentino (@maisonvalentino)

Une ode à la rencontre entre le fastueux et l’intime

Dans cette collection, les robes volumineuses semblent défier la gravité, tandis que la luxuriance des plumes exotiques est sublimée par des innovations textiles, donnant naissance à une silhouette réinventée. Des pièces emblématiques du quotidien, telles qu’un manteau de crêpe turquoise marié à un top en chiffon de soie violet et un bermuda en coton vert pâle, témoignent d’un mariage réussi entre l’art de la Haute Couture et la nécessité d’une garde-robe portable au quotidien. D’autres créations dignes du tapis rouge, comme une robe-caftan en chiffon de soie agrémentée de plumes, ou un manteau en lurex argent et or, richement brodé de paillettes sculptées, s’imposent comme des chefs-d’œuvre de l’art vestimentaire. Avec cette collection, Pierpaolo Piccioli ne se contente pas de confectionner des vêtements — il vise à les dépouiller de tout artifice tout en maintenant son sens de la poésie, afin de les rendre plus tangibles, plus essentiels, transformant ainsi chaque création en une expression intime de l’identité de celle qui la porte. 

© Valentino, collection Haute Couture Printemps/Été 2024

Prochain article

Comment l’upcycling est devenu essentiel

Comment l’upcycling est devenu essentiel

Dans un contexte de transition écologique, l’upcycling séduit les marques et jeunes créateurs qui y voient une étape nécessaire pour charmer une clientèle Gen Z plus consciente des enjeux éthiques – pourvu que cela reste cool. Si le monde du “pre-owned“ a trouvé une...

Queer Skate LA à l’assaut du “Sk8er Boi”

Queer Skate LA à l’assaut du “Sk8er Boi”

Alors que le monde du skateboard est monopolisé par le cliché de l’homme cis fantasmé par Avril Lavigne, ce collectif squatte l’asphalte de Los Angeles pour donner de la visibilité aux skateur.euse.s LGBTQIA+, trop souvent marginalisés dans ce sport. “He was a punk....

Jean Paul Gaultier : retour vers le futur

Jean Paul Gaultier : retour vers le futur

Si le couturier a mis fin à sa mode en 2020, il n’a pas dit son dernier mot : son vintage autant que ses projets spéciaux font fureur auprès de l’avant-garde, qui y voit une éternelle radicalité, sans frontières ni œillères. Depuis quelque temps, le hashtag...

Comment Pinterest est devenu la référence mode new gen

Comment Pinterest est devenu la référence mode new gen

Connais-tu la tendance virale Internet “recréer des tenues Pinterest” ? Comment un réseau à base de tableaux est-il devenu le nouveau royaume de la sape ? Des filtres chaotiques et un texte beaucoup trop XXL pour être sérieux : c’est ainsi que se présentait la vidéo...

Le sac à main a-t-il encore un genre ?

Le sac à main a-t-il encore un genre ?

Créés pour les femmes, les modèles Saddle de Dior ou Baguette de Fendi se déclinent désormais au rayon homme. Si la mode nous a habitués à piocher dans le vestiaire masculin pour habiller les femmes, le rayon maroquinerie suit le mouvement inverse. Que raconte donc...