Paloma Wool : be maille lover
Le label barcelonais Paloma Wool a ouvert son pop-up parisien jusqu’au 30 octobre ! À cette occasion, on a pu parler avec la créatrice Paloma Lanna et sa team de la marque sustainable la plus cool du moment.

Portée par tes It-girls préférées, de Bella Hadid à Iris Law en passant par Rubi Pigeon ou Maoui 2 Saint-Denis, Paloma Wool est LA griffe écoresponsable que tu dois follow si ce n’est pas encore le cas. Après un premier défilé à Paris, la marque lance son pop-up dans la capitale à la galerie Bertrand Grimont, au 43 rue de Montmorency. L’occasion pour NYLON d’échanger avec la designer Paloma Lanna – entourée de sa team – sur son processus créatif, la genèse du label et son ADN féministe.

Pourquoi l’écoresponsabilité de ta marque a été un impératif pour toi dès le début ?

On ne répond pas à des collections strictes printemps/été ou automne/hiver, on choisit plutôt de valoriser la création de pièces intemporelles dans des collections capsules limitées. On ne produit pas en masse, on travaille principalement avec des tissus naturels et on produit tout ce qu’on peut localement. L’Espagne avait autrefois une industrie de la mode très forte et je crois en son come-back. Il est essentiel d’apprendre à connaître personnellement nos fabricants et de respecter des quantités et des procédures de production durables.

En quoi Paloma Wool est-elle une marque féministe ?

Depuis que j’ai commencé à travailler avec Paloma Wool, j’ai le sentiment de pouvoir réaliser tout ce qui me passe par la tête et c’est grâce au travail d’équipe. Paloma Wool est composée d’une équipe de femmes qui sont aussi des amies très proches qui se soutiennent et se respectent beaucoup. C’est une chose à laquelle je fais particulièrement référence parce que les femmes qui aident d’autres femmes, et qui construisent et créent des choses ensemble, c’est un message important pour moi. J’espère que le projet inspirera d’autres femmes à créer et à s’exprimer librement dans le respect d’elles-mêmes et de tout ce qui les entoure.

Peux-tu me raconter ton parcours avant de lancer Paloma Wool ?

Je suis née à San Sebastián en 1989 et j’ai grandi à Barcelone. J’ai étudié le business management et appris grâce à mes parents qui ont lancé leur marque Nice Things Paloma S.. J’ai toujours eu pour objectif de créer mon propre projet, mais ce n’est que lorsque j’ai compris comment me détacher de la création d’une “marque de vêtements” que j’ai lancé Paloma Wool en 2014. J’ai décidé que mon approche serait axée sur l’exploration artistique et que je ne suivrai pas certains standards établis de l’industrie de la mode.

Sur ton site Internet, tu ne décris pas Paloma Wool comme une marque mais comme un projet “qui porte sur le fait de s’habiller et sur l’espace et les idées qui sont créées autour de l’acte de s’habiller” : peux-tu m’expliquer pourquoi ?

J’aime étudier l’espace et les idées qui tournent autour de l’acte de s’habiller en racontant l’histoire de chaque pièce qu’on conçoit à travers différentes disciplines artistiques. J’aime personnellement photographier nos campagnes, mais j’aime aussi vraiment collaborer avec différents artistes du monde entier qui souhaitent représenter notre projet à leur manière.

L’acte de s’habiller est universel mais aussi très personnel. J’ai toujours aimé la façon dont on combine et choisit les couleurs, les formes et les textures pour couvrir notre peau et nous exposer au monde. C’est pourquoi j’identifie Paloma Wool comme un projet artistique et non comme une marque de vêtements. Tout ce qu’on crée dans le cadre du projet tourne autour de l’acte de s’habiller, mais on le fait de manière abstraite et naïve, comme si on était des petites filles découvrant le monde pour la première fois. On joue, danse, expérimente, filme, construit et casse.

 

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