Tu n’as pas pu y échapper, Luca Guadagnino est de retour avec son tout nouveau film Challengers et te plonge au cœur de l’univers ultra-compétitif du tennis ! Un casting flamboyant avec Zendaya, Mike Faist et Josh O’Connor incarnant un triangle amoureux dans lequel sport et feelings ne font qu’un : “Tennis is a relation”. La bande son électronique et vibrante de Challengers vient également séduire une grande majorité du public, qui s’en empare pour la rendre virale sur Tik Tok !
Je ne connaissais rien à ce sport, mais quand on est metteur en scène, on est censé explorer des domaines dont on ignore tout et les étudier (…) C’était une occasion formidable de voir comment le désir, les rapports de domination et la maîtrise de soi peuvent se retrouver dans la beauté et la force du tennis.
— Luca Guadagnino pour Vogue.fr
@juanpagordoa Pov: LA ESCENA de Challengers 🤣 @mariabottle @Jorge Patiño #juanpagordoa #challengersmovie ♬ Challengers [MIXED] (Challengers Soundtrack) – Trent Reznor & Atticus Ross & Boys Noize
Aux origines du tenniscore : le style sportswear
C’est une inspiration tout droit venue des années 90, véritable tournant dans la mode avec la montée en puissance du style sportswear ! Grâce à l’effervescence de plusieurs courants artistiques et musicaux, je pense notamment à l’arrivée du hip hop (80) ou encore au rap français (90), la rue s’est emparée de la mode — ou plutôt l’inverse ? À cette époque, les plus grandes Maisons de couture optent pour des collections plus urbaines et sportives, rendant ainsi l’illégitime légitime en termes de goût. Cette déconstruction du vêtement classique au nom du confort et du mouvement, permet également une émancipation du corps féminin. Plusieurs créateurs, comme Jacques Heim, développent ainsi des pièces au croisement de la mode et du sport, loin des anciennes conventions et incarnant une esthétique à la fois chic et sporty, propre au tenniscore.
Le tennis est un sport qui a toujours inspiré et on ne peut pas faire l’impasse sur l’art de Ted Tinling, qui a révolutionné la mode dans l’histoire du tennis féminin. Styliste et lui-même adepte de ce sport, il confectionne toutes sortes de tennis dress et ensembles pour les plus grandes joueuses de 1950 à 1970. Il oscille entre minimalisme et fantaisie avec des ensembles toujours plus variés et singuliers : jeux de relief et de transparence, paillettes, broderies, froufrou… bien loin des traditionnelles robes de tennis avec corset et manches longues.
La prédominance du blanc est également une caractéristique majeure du tenniscore, traditionnelement associé à l’élégance aristocrate de ce sport. Au fil des années certaines joueuses comme Serena Williams s’en affranchissent avec des total looks black, comme lors de l’US Open de 2004. Cependant pour certains clubs, notamment le très réputé Wimbledon, la tenue blanche de la tête aux semelles est exigée au risque de se faire sanctionner.
Le tenniscore, nouvelle nuance du quiet luxury ?
Très en vogue ces derniers temps, la tendance quiet luxury — initiée par Gwyneth Paltrow — incarne une esthétique élégante et épurée, loin des détails ostentatoires. Cependant, cette tendance ne serait-elle pas en train de s’éclipser pour laisser place à son pendant estival, le tenniscore ? En effet, les fervent.e.s adeptes du luxe discret semblent prêts à s’imprégner de l’ambiance des courts de tennis pour composer leur garde-robe dédiée à leurs vacances, surtout après l’engouement autour de Challengers. À suivre…



