LOEWE, paradis retrouvé
Jonathan Anderson nous incite à converser sur l’intersection de l’art, de la mode et de la durabilité dans une industrie du luxe de plus en plus déconnectée du réel.
Pour sa dernière collection femme pour LOEWE, Jonathan Anderson plonge profondément dans l’univers paradisiaque du regretté Albert York, encapsulant l’essence de sa philosophie selon laquelle nous résidons dans un Éden contemporain. Le défilé — un mélange complexe d’art et de mode —, a transformé le runway en une toile vivante, faisant écho aux représentations de paysages et de natures mortes de York. La collection elle-même est un témoignage artistique qui appelle à défier les notions traditionnelles du prêt-à-porter avec le signature style de LOEWE qui se définit par la franchise et l’art de l’abstraction. Anderson invite ainsi les spectateurs.rices à explorer un univers riche de créativité, où les frontières conventionnelles du prêt-à-porter féminin et masculin se dissolvent dans une juxtaposition harmonieuse de coupes dures et douces.

 

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Le set du défilé, rappelant la disposition d’un labyrinthe ou voir même d’une galerie d’art, baigné dans diverses nuances de vert, a fourni un arrière-plan original qui reflétait parfaitement le focus thématique de la collection. Ce cadre ne servait pas simplement d’espace physique, mais il peut être interprété comme une extension du récit de la collection, tissant avec elle l’imagerie luxuriante et verdoyante prévalante dans l’œuvre de York avec la qualité matérielle et tactile des vêtements de LOEWE. Des imprimés qui imitent des matériaux, des carreaux qui semblent fondre dans le tissu, et des tartans en chiffon tranché, ont tous contribué à créer une riche tapisserie d’illusions visuelles et texturales qui estompent les lignes entre le portable et l’artistique.

Ainsi, la collection Automne/Hiver 2024-25 de LOEWE se présente comme un rappel poignant de la beauté et du privilège d’exister dans l’instant présent, inspiré par le sentiment d’Albert York que le vrai paradis est celui que nous incarnons au quotidien. Anderson ne rend pas seulement hommage à l’héritage artistique de York, mais nous incite à converser sur l’intersection de l’art, de la mode et de la durabilité dans une industrie du luxe de plus en plus déconnectée du réel.

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