Chanel, un voyage de Deauville à Paris
La collection Automne/Hiver 2024-25 de Virginie Viard pour Chanel revisite avec brio l’esprit de Deauville, berceau emblématique du style de Gabrielle Chanel.
Dans cette nouvelle collection Automne/Hiver 2024-25, l’androgynie se mêle à la nostalgie cinématographique, puisant son inspiration dans le vestiaire de Gabrielle Chanel et les silhouettes masculines des hivers côtiers. 

 

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Sous la houlette créative de Virginie Viard, les pièces emblématiques de Chanel se réinventent : cabans sculpturaux, manteaux longs ceinturés qui semblent raconter des histoires d’antan, et tailleurs en tweed modernisés, comme autant de clins d’œil à l’élégance intemporelle. La collection s’habille de teintes inspirées du ciel de Deauville, mélangeant pastels doux et éclats vifs, avec des touches de doré qui évoquent les lumières du cinéma.

De ce fait, le prêt-à-porter transcende le vêtement même pour rendre un hommage percutant à Deauville, entrelaçant son héritage cinématographique et ses paysages dans un tissu de références culturelles. Des imprimés de pellicule 35mm et de tickets de cinéma jusqu’aux échos de personnalités telles que David Bowie et Anouk Aimée, Virginie Viard se sert de la rencontre entre Gabrielle Chanel et le monde du cinéma à Deauville comme fil rouge pour narrer la raison d’être de cette nouvelle collection.

 

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La mise-en-scène du défilé, quant à elle, a magistralement recréé les emblématiques Planches de Deauville, transportant les invité.e.s dans un univers poétique où des écrans géants projetaient l’image de mannequins évoluant dans la douce lumière de l’aube jusqu’aux teintes dorées du crépuscule. Cette mise en scène, où les mannequins semblaient marcher le long d’une plage éternelle, a capturé l’essence de l’élégance qui caractérisait Deauville à l’époque de Gabrielle Chanel. Ainsi, au fur et à mesure que les silhouettes évoluent au sein du défilé, les années 20 et 70 se croisent et dialoguent, témoignant de l’intemporalité des créations de Virginie Viard pour Chanel.

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