Le rooftop de la saison se cache dans une ancienne station électrique !

Il y a des lieux qui murmurent à l’oreille des gens curieux. Des adresses qui ne crient pas mais qui s’installent tranquillement dans les bonnes conversations, entre un “t’as été où dimanche ?” et un “faut qu’on y aille avant que tout le monde découvre.” Cet endroit-là, c’est le Canopy by Hilton, une adresse posée à l’écart du bruit, au cœur du 16e, et qui vient d’ouvrir son rooftop, spoiler : il va faire beaucoup de bruit, justement.

Mais avant d’aller en hauteur, petit zoom au sol…

Canopy, c’est la version genz-friendly du Hilton. Un hôtel pensé pour celles et ceux qui aiment l’architecture autant que les cocktails bien shaké·es, qui préfèrent les vibes aux étoiles, et qui ne veulent plus choisir entre esthétique et accessibilité. Le tout premier Canopy ouvert en France, après une présence plus affirmée à l’étranger, notamment à Reykjavik, Londres ou encore Zagreb. Paris est donc la première étape française de ce virage plus lifestyle chez Hilton, et le résultat vaut le détour.

Installé dans une ancienne station électrique (rien que ça), le bâtiment conserve une aura post-industrielle rare à Paris. Une façade sobre, presque secrète, et à l’intérieur, des volumes impressionnants, des lignes brutes, du béton, du bois, du cuivre, des matières froides et chaudes qui dialoguent dans une palette sourde mais accueillante. Les couloirs sentent le design intelligent, et le mobilier semble avoir été casté comme dans un film d’auteur : un fauteuil en velours ici, une table en bois là, des suspensions graphiques, une bibliothèque qu’on aimerait parcourir. C’est pointu mais jamais prétentieux.

Et au cœur de cette ambiance : l’art comme respiration. Tous les deux mois, des expositions en rotation, issues de collaborations avec des artistes (souvent émergents, parfois plus confirmés), viennent occuper les murs. Ici, pas de mécénat feint, pas de logo dans le coin du cadre : l’art est là pour enrichir le regard, pas pour vendre. Certaines œuvres sont à vendre, oui, mais sans commission. L’hôtel ne touche rien – une posture rare, presque idéaliste, qui mérite d’être soulignée. Un hôtel qui laisse de la place aux artistes sans en tirer de bénéfice, c’est suffisamment rare pour être souligné.

On aime aussi le clin d’œil architectural avec le restaurant, en hommage à Le Corbusier, dont on retrouve les inspirations dans les lignes de l’hôtel. Et un espace qu’on adore : Transfer Vestige, sorte de salle à mi-chemin entre vestiaire design et boudoir futuriste, pensée pour accueillir les voyageur·euses avant que leur chambre soit prête. On s’y remaquille, on recharge son téléphone, on souffle un coup. C’est chic sans en faire trop.

Mais parlons de ce qui nous amène ici aujourd’hui : le rooftop, ouvert depuis ce dimanche.

Et là… waouh !

Déjà, la vue. Un panorama qui accroche direct la Tour Eiffel en plein axe, sans vis-à-vis gênant, sans bruit parasite. Ensuite, l’ambiance : pas de musique agressive, pas de file d’attente snob, juste une vraie terrasse pensée comme un cocon perché, ouverte jusqu’à 23h30, avec une carte qui fait la part belle au plaisir simple mais stylé.

À boire ? Des verres bien choisis, notamment en partenariat avec French Cancan de Gérard Bertrand, le vin qui réconcilie naturalité et fête, bulle et bio, terroir et réinvention.

À grignoter ? Un menu du jour ultra raffiné, où la cuisine de saison joue avec les textures et les couleurs, comme si la carte elle-même avait été imaginée pour être shootée en lumière dorée de 19h42.

Et la petite cerise sur le glaçon : une collab avec un glacier du quartier, pour une touche sucrée locale et fraîche, comme on aime.

C’est un rooftop qui coche toutes les cases sans avoir besoin de les cocher. Pas ostentatoire, pas fake cool, pas oppressant. Un lieu fluide, pensé pour être vécu, pas seulement posté.

Dans un Paris saturé d’adresses « à concept », le Canopy by Hilton propose quelque chose de plus rare : une sincérité esthétique. Un sens du détail discret, une vraie envie de faire bien sans forcément faire trop. C’est le genre de lieu qu’on découvre un dimanche soir… et qu’on revient squatter un mercredi, puis un vendredi. Et ainsi de suite.

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