Pop&Psy :  Sobriété, le nouveau cool
Le weekend dernier, NYLON était partenaire média de Pop&Psy, le festival dédié à la santé mentale et la pop culture. C’est à cette occasion qu’une table ronde s’est tenue sur le thème de la sobriété et ses nouvelles représentations. On te dit tout !
Du 24 au 26 novembre s’est tenue la deuxième édition du festival Pop&Psy, événement centré autour de la question de la santé mentale et ses liens à la pop culture. Camelia Jordana, Camille Aumont-Carmel de @jemenbatsleclito, Grace Ly du podcast Kiffe Ta Race se sont succédées autour des tables rondes et des shows, plaçant la joie au centre d’un dialogue mouvant sur les troubles psychiques et leur imbrication sociologique.

 

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J’y animais une table ronde sur une thématique qui me tient à cœur, et dont je t’ai déjà parlé sur nylon.fr : la sobriété et ses représentations médiatiques. C’est ma rencontre avec Jean-Victor Blanc, fondateur du festival qui m’a aidé à comprendre ce croisement. Psychiatre militant spécialisé dans le chemsex, il insiste aussi sur la dimension intersectionnelle des maux et de leurs traitements : pas tous.tes égaux.les face aux diagnostiques, soins trouvés, cures auprès de soignant.es ou même simple empathie.

 Vendredi 24, j’étais donc ravie de le retrouver autour d’un débat, également aux côtés de la musicienne Léonie Pernet, Claire Touzard, autrice du livre Sans Alcool, Lisa Mandel, autrice de BD, et Adèle Castillon, chanteuse. Voici les points forts soulevés lors de la discussion.

 Des modèles qui abîment

Amy Winehouse ou Janis Joplin, l’iconographie rock, punk, alternative féministe est historiquement accompagnée d’une revendication de la consommation, rapprochant défonce et déconstruction. Quel parcours de soin et de transformation peut conserver un tel engouement politique et personnel ?

 Une part sociale

Boring, pas fun, rangé.e, fille sage… dans les milieux de la mode et de la musique, et tant d’autres, la sociabilité passe aussi par la consommation. Un moment partagé, un lâché-prise paradoxalement imposé : la sobriété implique parfois une peur de perdre certains liens sociaux.

 Rechute et culture de la honte

Échec, honte, perte de contrôle… que de mots bibliques, entre confession et cowboy, pour décrire le sentiment de mise en échec lors de chutes et rechutes. Les émotions seraient ici à comprendre comme un système de normes à détricoter pour pouvoir avancer à taille humaine et individuelle.

 Un système thérapeutique biaisé : vers un système de care

Pas cru.e, shamé.e, grondé.e… la non-assistance et méconnaissance de la part d’addictologues, psys, soignant.es en tous genres étaient évoqués — évoquant le besoin d’un accompagnement bienveillant, dans le care avant tout.

 Tea total ou straight edge : une critique de la consommation

Le choix de non consommer — dans les mots de Slavoj Zizek ou Kathleen Hanna — serait le plus radical : dire “non merci” au consumérisme comme à la consommation, voilà l’ancrage punk de ces nouvelles sobriétés.

Pour plus d’informations sur le Festival, ses intervenant.e.s et sa programmation, rendez-vous sur popetpsy.fr



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