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Égérie grunge et fille de légende, Paris Jackson incarne une génération qui flirte entre transgression et poésie. Entre son univers musical, où le folk s’effrite sous des riffs bruts et viscéraux, et ses incursions dans la mode pour des créateurs phares tels qu’Alexander Wang ou Stella Mccartney, Paris Jackson joue les caméléons et n’a de cesse de nous surprendre. Son secret ? Un instinct brut et une vulnérabilité assumée qui résonnent aussi bien sur scène que lors des fashion weeks mais aussi sur ses réseaux sociaux qu’elles utilisent pour partager ses combats- notamment la défense des LGBTQIA+ et celle des animaux. Une force douce qui résonne avec intensité, la chanteuse confie ne jamais se sentir autant elle-même que lorsqu’elle se déconnecte du monde, isolée dans son van, guitare à la main, en pleine communion avec la nature. Entre deux plateaux, l’artiste protéiforme s’est livrée avec transparence sur son mood, ses inspirations et aspirations futures … 

Mon style ? Un étrange mélange entre Kurt Cobain et Janis Joplin.

Comment fais-tu pour jongler entre cette envie de te déconnecter et les tournées ?

Je ne vais pas mentir, c’est compliqué. Mais dès que je peux, je file dans les bois. Jouer de la guitare autour d’un feu de camp, marcher pieds nus dans l’herbe, ou juste respirer l’air frais, ça me recharge complètement.

Beaucoup te considèrent comme une voix de ta génération. Est-ce une responsabilité que tu ressens ?

C’est gentil, merci ! Mais honnêtement, je ne me vois pas comme une porte-parole. Je fais ma musique pour moi, et si elle résonne chez d’autres, c’est la plus belle des récompenses.

Quand tu viens à Paris, quels sont tes spots favoris ?

Je suis du genre à me laisser guider. Mes potes parisiens connaissent les meilleures adresses, alors je les suis les yeux fermés. C’est souvent là que je fais mes meilleures découvertes.

Qu’est-ce qui tourne en boucle dans tes écouteurs en ce moment ?

Microwave, sans hésiter. Et sinon, Marcy Playground, Bright Eyes, Brand New, Modest Mouse… Je suis dans une vibe très indie nostalgique ces temps-ci.

Un mantra qui te guide ?

“Un jour à la fois.” Ça peut sembler basique, mais ça me rappelle de rester ancrée.

Un conseil pour ceux qui hésitent à se lancer ?

Chaque chemin est différent, et le mien a été facilité par là d’où je viens. Mais si je devais dire une chose, ce serait : lancez-vous, n’ayez pas peur. Ces petits pas maladroits finissent toujours par payer. Et ça, ça vaut tout.

 

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Je pense que quand tu es sous les projecteurs, tu as une responsabilité. Ça ne sert à rien d’avoir une plateforme si tu ne l’utilises pas pour faire bouger les choses. C’est un moteur dans tout ce que je fais.

Bonjour Paris, je crois qu’avant notre interview, tu étais plongé dans une série que tu binge watch ? 

Oui, complètement ! Monsters de Ryan Murphy. Cette saison suit les frères Menendez et je suis totalement accro. 

Tu sembles très connectée aux mondes de l’art, est-ce quelque chose qui a toujours fait partie de toi ?

Absolument. Je n’ai pas suivi une éducation “classique”, mais mon père tenait beaucoup à ce que l’on découvre le monde par l’art. Il nous emmenait souvent dans des musées, et je crois que c’est là que j’ai découvert Modigliani, qui me touche profondément. Et puis pour la musique, c’est comme un second souffle pour moi. J’ai grandi avec ça dans le sang, donc l’art, sous toutes ses formes, est un langage qui résonne en moi.

Tu as commencé la musique à 13 ans, mais tu t’es vraiment lancée il y a cinq ans. Qu’est-ce qui t’a poussé à franchir le pas ?

C’était un mélange d’encouragements et de courage (un truc que je pensais ne jamais avoir). Mon ex a joué un rôle énorme : il m’a aidée à dompter cette peur de montrer ma musique. J’ai toujours eu envie, mais le trac me bloquait complètement. On a commencé en duo folk, lui prenant les rênes. Et puis un jour, ça a fait tilt : “Pourquoi pas moi ?” Ça n’a pas été instantané, mais chaque étape m’a donné un peu plus confiance pour voler en solo.

Est-ce que la musique est une sorte de thérapie pour toi ?

Oui, à 100%. C’est comme si toutes mes émotions, bonnes ou mauvaises, trouvaient leur exutoire là-dedans. Impossible de vraiment mettre des mots dessus, mais c’est incroyablement libérateur. La musique m’offre un espace où je peux déposer mes bagages émotionnels, sans jugement.

Un mantra ? “Un jour à la fois.” Ça peut sembler basique, mais ça me rappelle de rester ancrée.

Tu cites Kurt Cobain, Nirvana, Smashing Pumpkins, et les Pixies comme inspirations majeures. Comment décrirais-tu ton style ?

Mon point de départ, c’est toujours le folk. C’est un peu comme la colonne vertébrale de mes morceaux. Mais dernièrement, j’ai plongé dans des sonorités plus grunge. J’aime ce contraste entre quelque chose de brut et d’organique. Ça me ressemble.

Entre ton tatouage de Mötley Crüe et ta passion pour le “stage diving”- plonger dans la foule compacte- on sent que le métal occupe une place spéciale dans ta vie. Que ressens-tu sur scène ? Une anecdote qui t’a marquée ?

Quand je monte sur scène, c’est comme si mon corps et mon esprit se réveillaient complètement. Je suis moi-même. Chaque seconde compte, et l’énergie est dingue. Une fois, j’ai crié si fort dans le micro qu’il a lâché (RIP). On a dû improviser en piquant celui du bassiste, et mon ingé son a géré comme un chef. C’était chaotique, mais ça fait partie du jeu. Et franchement, ça rend ces moments encore plus mémorables.

Qu’est-ce qui te nourrit, côté inspiration ?

Tout : la douleur, l’amour, les zones grises entre les deux. Ces moments de flottement, quand tu es entre deux états, sont souvent les plus riches pour moi. J’ai besoin de ressentir intensément pour écrire.

Tu es aussi une figure de la mode. Entre tes shootings et ta présence aux défilés, qu’est-ce que cet univers représente pour toi ? 

Pour moi, la mode, c’est un terrain de jeu. Je peux exprimer qui je suis, ce que je ressens, ou même l’album que j’écoute en boucle. Une tenue, c’est comme une chanson : elle raconte une histoire. Et ça, c’est hyper puissant. Mais actuellement, je me sens moins investi, je suis plus observatrice qu’avant, parce que je me concentre sur mes propres créations. 

Je voue un véritable culte à la nature. Pour moi, c’est un tout. Je crois sincèrement que nous sommes une continuité de la nature, pas des entités séparées. Vivre entouré de béton, c’est presque contre-nature, tu vois ?

Comment définirais-tu ton style ? 

Un étrange mélange entre Kurt Cobain et Janis Joplin.

As-tu des créateurs phares ? Français par exemple …

J’aime Jacquemus et l’univers de Jean-Paul Gaultier me fascine ! 

Tu joues aussi la comédie, avec des rôles dans American Horror Stories ou Habit. Y a-t-il un personnage que tu as adoré incarner ?

Oh oui, le dernier projet que j’ai tourné cet été : One Spoon of Chocolate, réalisé par RZA. On était comme une grande famille sur le tournage. J’ai adoré jouer avec Shameik Moore et E’Myri Crutchfield. On a tellement ri que certains jours, on oublierait presque qu’on bossait.

Tu es une artiste engagée, entre ton soutien à la cause LGBTQIA+ et ton rôle d’ambassadrice pour KVD Beauty. Pourquoi cet engagement est-il essentiel pour toi ?

Je pense que quand tu es sous les projecteurs, tu as une responsabilité. Ça ne sert à rien d’avoir une plateforme si tu ne l’utilises pas pour faire bouger les choses. C’est un moteur dans tout ce que je fais.

Tu sembles très connectée à la nature. Sur ton Instagram, on voit souvent ton van et des paysages incroyables. Quelle est ta relation avec elle ?

Je voue un véritable culte à la nature. Pour moi, c’est un tout. Quand je suis dans la nature, j’ai l’impression de revenir à ma place, comme si tout devenait harmonieux. Je crois sincèrement que nous sommes une continuité de la nature, pas des entités séparées. Vivre entouré de béton, c’est presque contre-nature, tu vois ? C’est aussi pour ça que la musique me parle autant. Elle m’aide à exprimer cette vision, ce besoin de connexion profonde avec le monde qui nous entoure.

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