Ce que Jean Gaumy a vu à Giverny avec un iPhone

Un dépouillement. Une manière de se concentrer non pas sur la technique, mais sur le regard. Jean Gaumy fait partie de ceux-là. Photographe de l’agence Magnum, Peintre officiel de la Marine, membre de l’Académie des beaux-arts, il a passé sept ans à arpenter les jardins de Claude Monet. Non pas pour les illustrer. Mais pour les traverser. Les apprivoiser. Les transformer en image. Avec, pour seul appareil, un iPhone.

Ce travail donne aujourd’hui lieu à une exposition inédite : Une certaine nature, d’après Giverny, à découvrir au Musée des impressionnismes à Giverny. À travers une sélection d’œuvres originales ( dont trois récemment acquises par le musée ) Jean Gaumy compose une vision intime, dense, presque tactile, d’un lieu que l’on croyait pourtant connaître. Ici, pas d’artifice, pas de mise en scène spectaculaire. Juste une attention aux choses. Aux textures. Aux silences. Et cette idée, au cœur du projet : que l’iPhone, en tant qu’outil photographique, peut se faire totalement oublier pour laisser exister l’image.

Un regard qui ne s’impose pas, mais qui s’accorde

Ce n’est pas un manifeste. C’est une exploration. Loin des filtres tapageurs ou des effets spectaculaires, les images de Jean Gaumy cherchent un équilibre. Une justesse. Il y a quelque chose de presque pictural dans cette manière de cadrer une lumière, un reflet, une surface végétale. Comme si l’artiste continuait, à sa manière, le travail entamé par Monet : observer la nature non pas comme un décor, mais comme une matière vivante. Changeante. Organique.

L’iPhone devient ici un outil de précision. À deux centimètres d’un pétale. Dans la profondeur d’un flou. Ou dans un jeu d’ombres. Ce n’est pas la prouesse technique qui importe, mais ce qu’elle permet : s’approcher au plus près de ce que l’on regarde. Composer une image à hauteur de sensation. Raconter quelque chose sans le forcer.

Une invitation à voir autrement

Depuis quelques années, on sent que la mise en scène a changé. Moins de perfection, plus d’intention. Moins de surface, plus de densité. 

Et à ce jeu-là, l’iPhone 16 propose un équilibre rare. La précision d’un outil professionnel, la spontanéité d’un carnet de notes. Le “beau” ne se décide plus uniquement en studio. Il se devine dans un reflet, un mouvement, un silence. Dans cette manière de capter un instant avec justesse, sans chercher à l’embellir. Créer sans détour, c’est peut-être ça le vrai luxe L’époque a souvent confondu technologie et sophistication. 

L’iPhone 16 rappelle qu’on peut être sophistiqué sans être compliqué. Et que ce qu’on appelle “haut de gamme” n’est pas toujours une question de moyens. Parfois, c’est une question de regard. En 2025, une image peut être tournée sur un iPhone et projetée en galerie. Une photo prise au bord d’un trottoir peut évoquer un tableau. Et une séquence filmée sur le vif peut valoir un court-métrage. 

Ce n’est pas l’outil qui fait l’œuvre. Mais certains outils savent se faire oublier pour laisser la place à ce qui compte.

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